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Yannick Harrel 10 janvier 2009 13:08
Yannick Harrel

Bonjour,

Comme déjà d’autres commentateurs l’ont signifié, je perçois plutôt les jeux vidéos comme un exutoire que comme réellement un adjuvant à la violence. De plus, monter en épingle UN psychopathe pour x milliers de joueurs c’est faire une généralité que l’on peut qualifier d’ores et déjà de bancale.

Votre article se concentre effectivement sur les jeux dits violents, mais il aurait été utile de préciser (afin de ne pas disposer que d’un article à charge) qu’il existe des jeux sociabilisants du type Les Sims. Grand succès commercial s’il en est, et qui ne cesse toujours pas de croître (la version 3 devrait sortir courant 2009). Et pour prendre les jeux en ligne, type World of Warcraft ou Warhammer OnLine s’ils plongent effectivement dans un univers de violence, donnent aussi l’occasion et selon les quêtes l’obligation de rencontrer d’autres êtres virtuels, de commercer et de se lier d’amitié avec. Sociabilisation virtuelle débouchant parfois sur des amitiés réelles et même des couples (d’après des exemples qui m’ont été rapportés par certains joueurs).
Pour en revenir au FPS, les jeux de tir en vue subjective, il ne faut pas se focaliser uniquement sur Counter Strike : un Operation Flashpoint / ArmA est par exemple autrement plus réaliste et implique justement des missions qui consiste souvent à ne pas bêtement "nettoyer" une zone. Le rôle et la protection des civils notamment est pris en compte et implique que le joueur qui s’amuse au cowboy sera vite exclu du serveur (dans le prochain opus d’ArmA il me semble même que les civils pourront basculer dans un camp ou l’autre si des actes répréhensibles sont menés contre eux).
Ce qu’il faut par conséquent reprocher à ces jeux n’est pas tant d’être violents mais pas assez réalistes ! 

Un autre problème qu’il aurait été intéressant de développer est la dépendance de certains joueurs à ces univers virtuels. Un phénomène qui commence je le sais à être étudié en Asie où cela prend des proportions d’importance.

Pour terminer, je dois vous dire que je vois d’un mauvais oeil cette vague d’hygiénisme social se répandre dans toutes les sphères d’activité, y compris en matière de loisirs. Croit-on sérieusement qu’il suffit de gommer toute référence à la violence pour qu’elle disparaisse ?

Cordialement



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