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clostra 10 janvier 2009 20:27

Eh bien non ! je ne partage pas votre opinion.

Tout au long de ce reportage on se pose mille questions qui semblent avoir été également les vôtres, on s’interroge de mille façons.

Qu’attend-on habituellement d’un récit de voyage ? de beaux paysages, un possible ailleurs ...

Durant ce voyage, point de beauté fracassante, de ciel bleu qui ferait vivre ces paysages rocheux : de la brume, de la pluie.

Et curieusement, le sentiment - qui interroge lui aussi - que quelque part on s’est fait avoir. On s’était dit "on va voir ce qu’on va voir !" et finalement on reste très proche du Kurdistan ou dans une oasis après un trajet dangereux, dans ce car, derrière cette jeep surmontée d’un fusil plutôt "gringalet" - à bien y penser, l’inconscient s’est tellement habitué aux tourelles des tanks...C’est vrai, on rit presque. On imagine une attaque destinée à faire des séquestrés...

Ce qu’on retient et qui frustre dans cette annonce d’un reprotage "hors norme", en plein danger irakien, c’est que le kurdistan, protégé sur son territoire après l’horreur d’une extermination (la seule aux yeux de tous qui pourrait justifier les attaques contre l’Irak de Saddam Hussein), ce peuple protégé est en train de se reconstruire dans un climat plutôt paisible.

C’est la bonne nouvelle de ce reportage qui tombe parmi les cérémonies de Noël. Les chants chrétiens sont en araméen, la langue de Jésus. On jette un coup d’oeïl sur la carte. La Palestine à quelques pas...
Ces chants sont les mêmes que ceux qui sont chantés partout dans le monde...

Le périple hors du kurdistan nous fait découvrir une communauté chrétienne retranchée où vivent quelques milliers de personnes qui veillent et se connaissent toutes (10 000 personnes environ = la population d’un quartier de ville). L’évêque accueille les "touristes" avec honneur et leur confie l’importance que revêt leur visite alors qu’ils se trouvent hors des lieux et hors du temps. Nous nous prenons à aimer cette petite population qui se protège de l’intégrisme prêt à les massacrer.

Un voyage intérieur en quelque sorte.

On ne comprend pas très bien en fin de reportage, ce rapprochement avec des touristes à Tchernobyl par exemple...



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