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gaiaol 11 janvier 2009 23:13

je le remets là au cas ou...

"La neutralisation de Yasser Arafat, à partir de 2001, a été le résultat de ce refus de fomenter une guerre civile interpalestinienne. Pour sa part, la société palestinienne a répondu à ce chantage en donnant au Hamas une majorité au Conseil législatif. Face à cette provocation, les Israéliens et les Américains, mais aussi les Européens, ont répondu en imposant un blocus criminel contre le peuple palestinien, tout en laissant entendre que, si le président Abbas mettait à bas le gouvernement élu, les sanctions pouvaient être levées. En arrière-plan, se dessine l’espoir de voir une partie de la société palestinienne, menée par l’aile droite du Fatah, se soulever contre le gouvernement légitime, et provoquer ainsi la guerre civile.

L’atomisation de l’espace palestinien, résultat de la politique de bouclage dont le mur n’est que l’élément le plus visible, la misère imposée par le blocus, le vol par Israël de sommes immenses qui appartiennent à l’Autorité palestinienne, et le refus de certains cadres du Fatah d’accepter le choix populaire créent une situation extrêmement instable et lourde de conflits internes de plus en plus graves. À Gaza, il y a déjà eu plusieurs morts dus à des conflits qui sont tout autant des conflits claniques que des conflits interfractionnels. Si l’unité nationale reste un facteur déterminant dans la politique palestinienne et dans le sentiment populaire, et si la haine de l’occupant reste plus forte que les conflits internes, il y a néanmoins lieu de craindre qu’à moyen terme, la situation ne dégénère. L’Irak est là pour nous le rappeler."

De Jérusalem, Michel Warschawski



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