C’est ce que l’on pourrait appeler l’ironie du sort, le thème de campagne électorale qu’était l’insécurité, thème qui aujourd’hui fait gagner un président, débouche sur une politque radicalement répressive, qui ... développe l’insécurité.
La grande anomalie du système actuel, c’est qu’il s’attaque aux effets, et non aux causes. On aura beau mettre en place tous les dispositifs de sécurité les plus sophistiqués, des personnes se protégeant individuellement aux dispositifs nationaux, la déliquence sera toujours un cran au-dessus.
On ne peut pas mettre un flic surveillant chacun un petit commerce, ni un flic enquêtant sur chaque vol, on sait pertinament que des tonnes de dossiers seront classés de fait par simple règle comptable de surnombre. Et si on met des blindages à chaque appartement, les voleurs entreront quand même, de la même manière que le car-jacking.
Ce pourquoi je suis persuadé que la sophistication des moyens de protections ne changera rien à l’affaire, ni le renforcement des législations d’ailleurs. Comme le montre cette étude américaine (et ce qui semble évident), la délinquance s’adapte qque soient les mesures prises :
"Après un apaisement sensible, ’’du à une mobilisation de tous les instants de la part des autorités municipales et qui se traduisait par le regroupement de moyens très divers autour de l’objectif de la baisse de la criminalité’’, il semble que les délinquants soient parvenus à contourner un encadrement policier jusqu’ici efficace"
Devant un mutant par définition protéiforme, je pense que la politique de répression sur les effets est perdue d’avance, c’est sur les causes qu’il faudrait se pencher, mais comme nos gouverments sont de sombres crétins, c’est pas demain la veille qu’il faut attendre qque chose de ce côté.
Ce pourquoi je suis non seulement d’accord avec l’auteur, "Un avenir de barbelés", mais je rajouterais "barbelés qui ne serviront à rien".
Petite extension personnelle, je concluerais en disant que ce n’est pas tant du cliché du voleur avec son masque et son pied de biche qu’il faut avoir peur, que du plus grand et pire voleur qui soit, l’état, dans son sens large, incluant le système bancaire. Comme diraient certaines mauvaises langues, la crise financière actuelle, c’est le hold-up du siècle.