A Armand s’il repasse par là :
Bonjour Armand. N’étant pas indifférent au massacre des Tchétchènes par Poutine (vous noterez qu’un israelophile tel Frederic Lyon est clairement très indulgent envers Poutine, ce qui relativise ce nouvel argument cher aux défenseurs d’Israel dans ce nouvel épisode tragique), ni même aux massacres du Darfour (même si j’en refuse la lecture "guerre de religion" très en vogue à l’époque, et contredite par un Marc Lavergne certainement plus au fait de la situation que certains "intellectuels engagés n’hésitant pas à courageusement dénoncer les milices à plusieurs milliers de km" pour parodier Desproges), je m’interroge néanmoins sur l’attitude d’Israel. J’ai l’impression, vu d’ici, qu’Israel a plutôt renforcé le Hamas que l’inverse, sans savoir s’il s’agit d’aveuglement ou de cynisme. Sans soutenir le Hamas, on peut se demander pourquoi Israel a rompu la trêve (je vous invite à jeter un oeil sur le site du ministère des affaires étrangères israelien, il y a un tableau mois par mois des tirs de roquettes très éclairant).
Je me demande s’il ne s’agit pas de gagner du temps (et du terrain). Les frontières de 1967 sont plus étendues que ce qu’envisageait le plan de partage de 1948. Jerusalem, non reconnue comme capitale d’Israel par la communauté internationale lorsqu’Israel a voulu en faire sa capitale en 1980 (de mémoire), commence à être acceptée comme telle aujourd’hui. Pourquoi cesser une politique du fait accompli qui a jusqu’ici porté ses fruits ?
Si tel est le cas, le Hamas est une solution idéale, sa présence étant le meilleur moyen de refuser tout processus de paix, qui obligatoirement devra comporter des concessions.
Bien à vous