Pierre
Je lis également l’anglais et l’analyse que vous joignez n’est le programme des partis dans les 10 derniers jours avant l’élection. L’opinion de Deouell ne concerne qu’une parti du programme de Lieberman, à savoir sa demande de fidélité à l’état et les risques démocratiques que cela peut comporter.
Je ne vois pas dans les articles de Ynet une seule analyse qui tend à prouver que les israéliens ont le choix entre une "peur" panique et l’isolement en votant à droite ou le contraire en votant pour Kadima.
Cette analyse est le produit des partis arabes et d’extrême gauche qui fondent leur campagne sur un vote responsable, à savoir en votant pour Meretz ou pour les partis arabes les israéliens montreraient leur envie profonde de faire la paix et de résoudre les injustices, en votant au contraire pour le Likoud ou pire pour Lieberman les israéliens montreraient leur caractère raciste. Tentative puérile de contrebalancer un sentiment de plus en plus fort en Israêl sur le fait que deux des partis arabes et Meretz ont des prises de positions anti-israéliennes intolérables pour des partis politiques faisant parti de la représentation nationale. Lieberman a très bien compris ce sentiment et surfe sur cette réaction en voulant interdire à ces partis de se présenter à l’élection : la Cour Suprême est intervenue pour annulé cette décision de la Knesset. Mais ce n’est que parti remise et Balad et Raam Tal le savent, avec Lieberman fort de 18 députés, ils ne pourront plus tenir les propos anti israélien habituels.
Cette élection est intéressante à plus d’un titre car se joue plusieurs parties en même temps, la poursuite de l’aventure Kadima et la survie des partis Raam Tal et Balad.