« En transposant sur le plan calorique, cela signifie que partant d’une chaudière qui est à 1 000°, elle passe à 500, première période, X années, à 250, deuxième, X années (identique), etc. »
Ce serait plutôt : prenez 1000 atomes radioactifs de demi-vie X années ; au bout de X années, 500 atomes se sont désintégrés (ils ont "bombardé" un rayonnement, une fois, une seule) et il reste 500 atomes radioactifs ; au bout de 2X années, la moitié des 500 atomes restant s’est désintégrée et il en reste encore autant, c’est-à-dire 250, etc. Mais chaque atome donné ne peut émettre de rayonnement qu’une seule fois, au moment où il se désintègre. Pour mille atomes radioactifs au départ, il y aura mille désintégrations et donc mille rayonnements émis en tout.
Ensuite vous parlez d’échelle, et effectivement tout est question d’échelle, et ce que Krolik nous montre, entre autre, c’est que la radioactivité supplémentaire à laquelle nous soumet l’industrie nucléaire est négligeable comparée à la radioactivité naturelle ou à la radioactivité médicale que nous subissons par ailleurs, et négligeable en nombre de morts comparée aux industries de l’énergie thermique ou comparée à la plupart des causes de mortalité qui nous guettent.