Salut Armand,
pour la polygamie, la question n’est pas vraiment simple et il est clair que ce thème est instrumentalisé à des fins politiques pas très claires. Nous avons pourtant eu un exemple venant d’en haut il y a quelques quinquennats et septennats, et ce cas de figure, même marginal ne concerne pas que des familles immigrés. Et la réponse d’Olivier, "je suis contre la polygamie", si elle a le mérite du confort moral, ne présente pas vraiment d’intérêt dans le débat (un peu comme, je suis contre les injustices, je suis contre la faim dans le monde ou tout autre positionnement basique pour/contre).
Pour la phrase de Sarko, traduite de l’américain, reprise par les jeunes RPR dans les années 80 et par la droite radicale nationaliste (voire national-populiste), elle est comme toutes ses petites phrases "frappées au coin du bon sens" bien discutable. Car à qui s’adresse-t-elle ? Dans l’imaginaire collectif, elle semble adressée à la catégorie d’immigrés ou descendants d’immigrés stigmatisés à une époque donnée. Je ne pense pas qu’elle soit perçue comme s’adressant à un descendant de Polonais, Belge, Italien. Et surtout pas à ce que les Bois-Guibert et autres Internaute appellent abusivement "un gaulois".
Pourtant c’est quoi aimer la France ? Si j’aime pas la France tel que la voit tel ou tel dirigeant, dois-je m’exiler en Corée du Nord, comme d’aucuns me l’ont déjà conseillé. En fait cette phrase doit plutôt être comprise comme : "Ma France, tu l’aimes telle que je la veux ou tu te barres". Et surtout, tu essaies pas de la changer. Bel idéal démocratique, non ?