Pigripi,
je sais que l’histoire de Charazad a,à juste titre, beaucoup ému. Mais ce genre d’acte est loin d’être le propre d’une "communauté musulmane" ou autre religion. La réaction du père pour choquante qu’elle puisse paraitre, me semble une réaction assez commune de parents (je pense que la plupart des parents d’individus condamnés aux Assises pour violence faites aux femmes, et condamnés en général, trouvent les peines infligées trop sévères, comme les parents de victimes les trouvent en général trop faible, sans distinction d’appartenance religieuse, sociale, culturelle, etc...)
http://www.insee.fr/fr/insee_regions/provence/publi/pub_elec/femmes/sante/v iolence.htm
Vous pourrez voir que dans la seule région PACA, en 2004, 50000 condamnation pour violence faites aux femmes ont été prononcées, soit 8% des cas au niveau national, ce qui porte à plus de 600000 les condamnations sur l’ensemble de la France. On peut raisonnablement penser que l’ensemble des violences ne font pas l’objet de poursuite, que toutes les poursuites n’aboutissent pas à des condamnations. Donc que ce nombre de 600000 peut-être porté à beaucoup plus. Mais n’est considéré que celui qui a eu un retentissement médiatique. retentissement qui transforme un banal et sordide fait-divers en fait de société. Pourquoi celui-là et pas un autre ? C’est aussi cette question qu’il faut se poser, non ?
Je me rappelle d’un metteur en scène de théâtre qui il y a plusieurs années faisaient des "happenings" à caractère "sociologique". Il en fit deux dans le métro. Dans le premier, il fit jouer par deux acteurs le rôle d’agresseurs d’une jeune fille. Pour être sur que la scène n’échappe à personne, il disposait au milieu du wagon un aveugle accompagné d’un enfant qui racontait à voix haute la scène. Aucune réaction. Puis il refit le même scénario, sauf qu’il s’agissait de deux femmes agressant un jeune homme. Là, les passagers réagirent .