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claude 10 mars 2009 18:04
claude
@ f.lyon
 
juste pour vous dire ( dans le désordre)
  1. que le CRIF ne représente qu’une partie de des français de confession juive !
  2. qu’israël n’est pas une lointaine province de france, mais un pays indépendant, et qui se veut démocratique (quoique...)
  3. que de nombreuses autres associations juives de france ne sont pas d’accord avec l’approche du cRIF et le font savoir
  4. qu’en israël, beaucoup d’associations militent pour la paix et le rapprochement entre les palestiniens et les israéliens, pour que les droits à la démocratie des 2 peuples soient rétablis
  5. qu’il ne faut pas confondre gouvernement d’un pays et les citoyens, ceux pouvant être farouchemnt opposés aux exactions et à la guerre de colonisation dudit gouvernement
  6. que le fait d’avoir perdu des parents dans les camps nazis n’autorise pas, ni n’excuse, la spoliation, l’emprisonnement à ciel ouvert, le manque de soins médicaux et la pénurie de nourriture, la destruction du tissu économique, les crimes de guerres subis par une populations de civils désarmés...
  7. que d’être de confession juive ne veut pas dire forcément solidaire des extrémistes israéliens ...
  8. etc... etc...
 
petit complément à la liste ci-dessus :
 
http://www.cercle-gaston-cremieux.org/
Le conflit, ici et là-bas

Le Cercle Gaston-Crémieux qui se définit comme un cercle de réflexion juif, laïque, diasporiste, engagé à gauche a toujours été très clair sur sa position concernant le conflit du Proche Orient. Il a soutenu sans réserve, le processus prôné lors de "l’initiative de Genève " du 1er décembre 2003 : " La création d’un État palestinien de plein exercice est pour nous d’une évidente nécessité. De justes compensations doivent être accordées par la communauté internationale aux Palestiniens pour les préjudices qu’ils ont subis, mais ce ne saurait être au prix d’une remise en question des prérogatives fondamentales de l’État d’Israël et notamment d’une contestation de sa souveraineté en matière de politique d’immigration. et nous ajoutions : " Cela étant, notre attachement à l’existence de l’État d’Israël 1) ne nous empêche en aucune manière de juger voire de condamner la politique qu’il mène et 2) ne saurait nous conduire à lui reconnaître une quelconque centralité dans la vie juive mondiale, dont nous continuons à penser qu’elle s’exprime complètement dans le diasporisme "

Comme beaucoup, nous pensons que seule une réponse politique globale sera de nature à mettre fin à l’engrenage tragique auquel nous assistons jour après jour.

"Sortir le Hamas du jeu " comme le préconise le vice-président du CRIF Ariel Goldmann est probablement totalement irréaliste et nous pensons comme Esther Benbassa dans la conclusion de son article paru dans le Monde daté du 7 janvier 2009 : " On ne peut pas attendre que ses ennemis soient devenus des gens "recommandables" pour les intégrer au jeu diplomatique. En revanche, les y intégrer peut les amener à évoluer comme l’a fait le Fatah, il n’y a pas si longtemps. "

Nous ne pouvons donc que déplorer le double langage d’une instance "communautaire " le CRIF qui, le dimanche 4 janvier appelle à un rassemblement silencieux en solidarité avec les victimes israéliennes du Hamas puis, qui par la voix de son président Richard Prasquier, sur l’antenne de RTL, le 5 janvier déclare qu’il est absolument inconcevable que le conflit israélo-palestinien se transporte en France (...) Il n’y a aucune raison que la France vive le conflit israélo-palestinien. C’est quelque chose qui a failli survenir il y a huit ans au début de l’Intifada, il n’est pas question que cela recommence.

Nous déplorons qu’une fois encore, le CRIF accrédite publiquement l’amalgame, ô combien réducteur : Juif = Sioniste, accordant un soutien inconditionnel à la politique de l’Etat d’Israël .

Chaque citoyen français qu’il se réclame ou non d’une origine juive, chrétienne, musulmane … a le droit d’avoir et d’exprimer ses convictions. C’est une toute autre dimension de prétendre l’exprimer en tant que "communauté" comme si, il existait une " pensée communautaire juive " sur le conflit israélo-palestinien comme d’ailleurs sur tout autre sujet.

Georges Wajs

président du Cercle Gaston-Crémieux

 

associations pour la paix :

 
 
 
 
 
 



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