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Thierry LEITZ 29 mars 2009 09:24

C’est un fait que les USA ne sont pas entrés par idéalisme dans la 2èGM. Et on peut le comprendre, faire une guerre de cette ordre est une décision difficile.

Au-delà des méfaits nazis, ce sont bien des enjeux géostratégiques mondiaux avec pilotage des économies par la suite qui ont motivé les décisions US. Lutte d’hégémonie contre le Japon dans le Pacifique, contre L’URSS partout où cette dernière avançait ou se trouvait en état d’avancer.

Mais un fait historique demeure (caché) : la machine de guerre nazi n’a pu se faire sans un soutien technique et énergétique d’origine US. Dans les années 20, les USA ont investi en Europe et particulièrement en Allemagne afin d’assurer une expansion industrielle à long terme. Puis vint la crise frappant durement leur marché intérieur au début des années 30. Mais, en Europe, après 1933, un certain chancelier contribua à faire tourner à plein régime les usines GM et Ford. Et, pour faire rouler et voler cette armada, il fallait du pétrole. Le sol allemand n’en contient pas. Celui-ci fut fourni par Texaco, en accord avec les industriels américains qui avaient en Hitler un client de choix, régulié, solvable et sur la même ligne philosophique que l’élite économique US : anticommuniste et antisyndicaliste, pour l’ordre et le travail (forcé, why not, c’est ailleurs, pas notre pb, du moment que çà rapporte).

L’ultra-libéralisme des années 30, qui comme aujourd’hui tent à sanctifier tout, du moment que çà rapporte (la croissance cherchée avec les "dents", ou n’importe quel autre outil, mais la croissance, avant tout...)

La guerre, un bon outil de croissance, surtout au début et pendant... Après c’est un désastre que les peuples portent sur leur dos durant des décennies pendant que les profiteurs de guerre vivent sur leurs réserves et relancent leur affaires sur la pauvreté ambiante et ses besoins effectifs qu’il faut bien satisfaire, avec des moyens quand tout le monde tire la langue, c’est plus commode de créer des affaires et de la .... croissance !

Voir Jacques Pauwels, professeur d’histoire politique à l’université de Toronto dans "Le mythe de la bonne guerre"

Ainsi, on peut saluer le courage des boys qui sont venus par milliers en Normandie, même s’ils étaient "forcés", et se réjouir de la défaite nazie, bien que tardive, n’omettons pas que tout ce massacre aurait pu être évité avec plus de clairvoyance et MOINS DE CYNISME économique propre au libéralisme, se définissant lui-même comme "amoral". Le pas jusqu’à "immoral" est vite franchi, comme l’atteste l’actualité économique depuis toujours.

Une leçon de l’Histoire à méditer. Mais NS est à des lieues d’y réfléchir, malgré ses "six cerveaux"... Problème de connection sans doute...



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