Je comprends mal la logique qui consiste à dire que la baisse des prix va ralentir la consommation car les gens attendent des prix plus bas.
Les prix, surtout s’ils varient de quelques pourcents à peine n’ont aucune influence sur la consommation. On consomme parcequ’on en a l’envie et les moyens. Aujourd’hui, c’est l’envie de consommer qui manque et non pas les moyens. L’envie de consommer manque parceque ceux qui ne sont pas fonctionnaires ni retraités ont la trouille du lendemain qui déchante, des députés qui votent tout et n’importe quoi et des emplois qui fichent le camp.
Rine ne sera résolu tant qu’on n’aura pas rompu le cercle vicieux de la mondialisation. Il faut que chacun produise ce dont il a besoin dans la mesure du possible et que les grands exportateurs modifient leurs économies vers une satisfaction des besoins intérieurs. Le prix des biens et la facilité de crédit n’est pas une donnée du problème mais une conséquence.
Des exportateurs comme le Brésil disent qu’il faut lutter contre le protectionisme. Si l’on y regarde de plus prés, il faut dire - ceux qui au Brésil tiennent les grosses industries exportatrices n’ont pas envie de perdre leur bénéfice et veulent que les européens continuent à acheter au prix fort des marchandises fabriquées au prix faible afin de maximiser leur marge. Vu sous cet angle, le Brésil qui parle ne représente que 0,0001% de la population brésilienne, laquelle perd son énergie à fabriquer pour les autres et continue à manquer de tout. Le Brésil en tant que pays a un énorme marché intérieur à développer et à satisfaire. La mondialisation l’en empêche.