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masuyer 11 avril 2009 09:32
masuyer

Asinus,

Pas tous des fafs ? peut-être, alors qu’ils aillent faire un tour sur le site d’Adsav. Ils pourront notamment y lire ceci :

20- Quelle est la position d’ADSAV ! au sujet des Bretons qui ont joué la carte de l’Allemagne pendant la seconde guerre mondiale ?
ADSAV ! se refuse à condamner ceux qui ont combattu pour l’indépendance bretonne avec sincérité et droiture, quelles que soient l’époque et les circonstances.

C’est étrange qu’ils ne se soient pas posé la question de Stur et de son fondateur Mordrel.

Leur positionnement indépendantiste ne me pose pas de problème. Mon problème est avec le nationalisme, qu’il soit français, breton, ou autre.

en meme temps que leur racines et culture j inculque a mes fils des notions de tirs et autre utilités . les temps viennent qui ne seront plus au discours et philosophes ,

Personnellement, je préfère leur apprendre le breton, alors que je ne suis pas breton, et ne vis plus en Bretagne. La proximité avec la nature aussi, et la coopération, la protection des plus faibles, qui comme l’avait bien compris Darwin, contrairement à l’utilisation abusive qui a été faite de sa théorie, sont les facultés développées par l’espèce humaine lui ayant permis le succès que l’on sait et son adaptation au milieux les plus divers et les plus inhospitaliers de prime abord.

C’est un choix philosophique

Et pour vos enfants et les futurs miens une bien belle chanson de la Bretagne que j’aime :

Benn ar bemp a vis mae, an oll elektourien
Vo gelvet da votiñ gant ar gonsailherien
Diw listenn am eus klevet, Ya a zo klask mouezhioù
Hini gwir ar Republik hag Haïn ar boñbañsoù

Al listenn sosialist eo al listenn gentañ
Gouest oc’h da reiñ dehe chikour, ’n oll dud er barrez-mañ
Kar an dud a zo en enni, a gar o liberte
Ma roet dehe ho mouezhioù chikouret vec’h gante.

’N eil listen serten a zo gwenn, choaset eo gant an nobl
Ma roet dehe ho mouezhioù vo ket eürus ar bobl
Kar e lec’h gwellaat hom henchoù ha reiñ demp chikourioù
An erc’hant a vo kaset d’ober seminerioù.

Biskoazh n’ho peus bet gwelet listenn evel dezhi
Kichen kure ar bourk, ’mañ person ar Gili
Daou varc’hadour pedennoù, gwechall en konkurañs
Klask ’n om servij da drompiñ o daou deus memes balañs

Barzh konsailh en ilis, da gestal gant ur plad
’Mañ paotred an tu gwenn, na dre-se sellet mat
Matreze e assurint dec’h int republikaned
Met barzh gwele Mariann, ne garfent ket kousket

Ya gant manieroù ken faos hag o aer pinvidig
’Maint ’ klask dominañ ar vrom met ne n’imp ket spontig
Kar ar chupenn a vo prest benn ar bemp a vis mae
Hag a vo kalz tommoc’h dehe, moned d’ar gêr goude

N’eus ket pell zo e Landerne, oant bet an asened
Daoulinet war ar blassenn e oant ’n om brometed
Dont d’ober brezel d’ar skolioù ha d’an oll skolaerien
Da harzañ an deskadurezh deus bugale ar baourien

J’oubliais :


10- Quelle place pour la langue bretonne après l’indépendance ?
Quelle place pour le Gallo ?

ADSAV ! veut rendre au breton sa place de langue d’Etat et de langue de culture. Le gallo est un parler local qui mérite le respect, pas une langue nationale.

Alors là, Adsav se complaît dans d’énormes conneries. La frontière linguistique de Bretagne n’est pas une création de l’Etat français, même si cet Etat à sa responsabilité (qui n’est pas exclusive) dans l’affaiblissement du breton (et du gallo). Cette frontière à d’abord été géographique, avant d’être sociale. Et les Ducs de Bretagne, ainsi que la haute noblesse furent les premiers à abandonner le breton.

Un petit lien sur l’immigration bretonne en Armorique.



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