Votre analyse me semble discutable.
Tout d’abord, rien n’indique dans la progression chronologique des religions un ordre humain-animal-symbolique... Il est même plutôt probable que des sacrifices non-humains aient précédés les sacrifices humains.
D’autre part, dans différentes religions, le sacrifice humain n’avait rien d’un coupable, voire était justement plus plus innocent possible...
De la même façon, l’apparition des religions monothéistes ne s’est pas fait d’un seul coup : on retrouve des idées monothéistes en asie et en égypte bien avant la religion chrétienne.
L’idée d’un sauveur/messi est aussi apparue progressivement, et la religion chrétienne (son dogme fondamental) est issue d’au moins deux siècles de tentatives « sectaires » au moyen-orient.
Le succès de la religion chrétienne il y a 2000 ans est du à une conjonctions de facteurs : un contexte social et politique favorable dans l’empire romain, le talent de précheurs et théologistes etc... Si cette religion constituait certainement une rupture, c’est dans son mélange d’universalisme (en oppositon avec le judaïsme) et d’adaptation à son contexte. Mais il faut se méfier de la singulariser par rapport à ce qui a précédé.