Ahhhh, Philbrasov,
il ne manquait plus que vous pour me donner l’estocade, et vous voici, fidèle au poste.
C’est certain que si j’avais comme vous recopié in extenso un article d’un site ultra-nationaliste Israélien tout en rajoutant 1 phrase d’introduction et sans citer la source, peut-être je ne me serait-je pas exposé à une telle erreur. Mais c’est la règle du jeu, lorsque on ne vérifie pas assez ses ordres de grandeur, même les plagiaires notoires sont fondés à vous faire des reproches.
Je ne vous ai pas répondu pour me plaindre de l’accueil que vous me faite, bien au contraire !
Je viens seulement vous dire à quel point je suis en désaccord avec votre approche - en fait celle de M. Allard vu qu’il apparait que en matière des idées non plus, vous ne pouvez procéder sans vous approprier celle des autres - sur une volonté assumée de provoquer une crise. Je ne peut y croire, et pour plusieurs raisons profondes. La crise dans laquelle nous nous trouvons prends ses origines dans les années 1980. C’est toutes ces lois passées en faveur de la concurrence libre et non faussée, de la libre circulation des biens et des capitaux, tout cela a constitué un excellent terreau dans lequel les crises se développent et se perpétuent conformément à l’environnement qui leur est fantastiquement propice.
Amha, ces crises ne sont pas le résultat d’une conspiration, mais tout simplement de l’incompétence. Et oui, tous ces gens se sont trompés, ils se sont gourrés, plantés comme je l’ai fait avec les chiffres dans mon article.
La différence étant que, lorsque je me trompe, je le reconnais sans ambage, et n’en appelle pas par exemple à la conspiration d’Agoravox qui aurait dans mon dos modifié mon texte...
Et - pour en revenir à notre sujet, je crois que pour ces théoriciens de la doxa libérale, ces apôtres du libre échange, ces curés du dogme financier préfèrent apparaitre comme des malhonnêtes qui savent, plutôt que comme des imbéciles qui se sont trompés.
Je ne résiste pas à cette citation de Michel Audiard :
Un imbécile qui marche va toujours plus loin qu’un intellectuel assis.