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Annie 3 juin 2009 11:19

John Lloyds, nous sommes destinés à nous croiser sur certains fils, et de chaque côté de l’argument. J’espère que philbrasov ne me découvrira pas trop vite.

L’article est intéressant à plusieurs égards : d’abord parce que ce qui passe dans les pays en développement a effectivement une incidence sur les politiques des pays occidentaux. Les changements climatiques sont actuellement au coeur des politiques de développement de l’UE, de l’ONU , d’autres grandes puissances et entreprises travaillant dans les pays touchés. Elles comportent deux volets : un qui relève plus souvent de l’idéologie que du pragmatisme, en préconisant une réduction des émissions de CO2 sans ralentir le rythme du développement de ces pays. 
L’autre volet me paraît tout aussi intéressant et beaucoup moins controversé : il consiste à faire ce qui aurait dû être fait depuis longtemps concernant les risques de catastrophes, c’est-à-dire cartographier les aléas, évaluer les risques et les vulnérabilités et intervenir en aidant les populations à risque à s’adapter aux changements climatiques, présents et futurs : qu’il s’agisse de construire des digues dans des zones inondables, constituer des réserves de vivres, construire des habitations résistantes aux séismes ou bien surelevées, introduire des variétés de plantes plus résistantes à la chaleur etc. etc. Le seul point controversé ici est qu’il est demandé aux pays occidentaux de financer ces mesures au titre de pollueurs.
http://www.franceonu.org/spip.php?article1922
Pour le moment, il est relativement facile aux occidentaux que nous sommes d’aborder d’une manière relativement dépassionnée cette question, parce que nous ne sommes pas en plein dedans. La réalité est que c’est sur la supposition que les changements climatiques sont réels et dûs à l’activité humaine que sont fondées toutes les politiques de développement, et de plus en plus les politiques dans d’autres domaines.
Effectivement l’erreur serait coûteuse si la réalité des changements climatiques ne se confirmait pas. 



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