« Ce qui renvoie donc à nouveau à notre problème de l’impossible retrait américain d’Irak dans les conditions actuelle »
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Pourquoi « impossibilité du retrait américain » ?
Le retrait américain n’a rien d’impossible, d’ailleurs il est en cours.
Que va-t-il se passer ensuite ?
On s’en fout complètement, ce n’est pas notre problème. La rivalté entre les sunnites et les chiites existe depuis des siècles ce n’est pas nous qui allons y mettre un terme.
La situation sur le terrain est claire depuis le début :
1° Avant l’intervention américaine, les sunnites de Saddam Hussein massacraient les kurdes et les chiites.
2° L’intervention américaine a chassé les sunnites du pouvoir.
3° Il faut à présent laisser les chiites et les kurdes terminer le boulot. Nous pouvons nous retirer sur la pointe des pieds, en nous contentant de fournir armes, munitions, logistique et soutien aérien à nos alliés sur le terrain.
C’est tout. Les chiites traiteront le problème à leur manière et il n’ a pas trente six façons de le traiter : La carotte et le bâton. Et si ça ne marche pas, le bâton seulement. Les chiites et les kurdes sauront très bien se débrouiller sans nous.
Entre temps les mouches ont changé d’ânes et c’est le résultat que nous voulions obenir : C’est nous qui avions mis les sunnites au pouvoir en Irak après la seconde guerre mondiale, c’était donc à nous de les chasser.
Ce sont les chiites et les kurdes qui tiennent désormais le bon bout, comme ils représentent 80 % de la population Irakienne, ils seront quand même difficile à déboulonner et c’est la seule chose qui nous importe pour le moment.
L’armée est désormais une armée chiite au Sud et une armée kurde au Nord. C’est le résultat qu’il fallait atteindre, après avoir pris le temps nécessaire pour flanquer les sunnites Saddamistes dehors et former de nouveaux officiers et de nouveaux soldats.
Tout est bien. D’ailleurs la France, qui avait un peu trainé les pieds lorsque son allié Saddam Hussein s’était fait mettre dehors, a désormais pris acte de la nouvelle réalité sur le terrain et posé sa candidature pour l’exploitation des nouveaux champs de pétrole à développer en Irak.
Total a d’excellentes chances de se voir attribuer de bons contrats, car les chiites n’ont aucune raison de se placer entièrement entre les mains des sociétés pétrolières anglo-saxonnes.