À Olivier Cabanel
Votre article me fait réagir sur les points suivants :
Vous dites :
« En effet, le programme EPR déjà engagé coûte cher, et les budgets prévisionnels sont déjà largement dépassés. »
Il est exact qu’un réacteur EPR coûte cher, mais il faut se poser deux questions :
1) qui paye ? réponse : Edf. Ne laissez pas supposer qu’il s’agit du contribuable, qui ne débourse pas un centime dans l’opération.
2) encore faut-il rapporter ce coût à la production attendue. Pour un réacteur de 1600 MW, dont la disponibilité moyenne est de l’ordre de 80%, et prévu pour une durée de 60 ans, cela donne une production totale de 673 TWh, soit 0.75 cts d’euros par Kwh produit. Vous trouvez que c’est beaucoup ?
Je passe sur vos 15 milliards (il y aurait donc un 3ème EPR ?). Vous dites en dessous :
« Lors d’un reportage récent sur la trois (le 6 mai) le chiffre de 2000 milliards d’euros a été avancé uniquement pour le démantèlement des vieilles centrales nucléaires. »
Impossible de savoir qui a dit cela. Votre lien ne fonctionne pas. En tout cas, il ne s’agit évidemment pas du parc nucléaire français. Ce chiffre est faux, et de plusieurs ordres de grandeur.
Vous dites encore :
« Revenons à Obama. Il va aussi consacrer 22,5 millions de dollars pour la recherche sur le solaire à concentration, et lever toutes les barrières techniques freinant le raccordement au réseau du solaire. »
Voilà maintenant que vous êtes le héraut du solaire à concentration ? Vous avez bien changé d’avis depuis quelque temps. Je vous rappelle notre discussion à propos du projet de solaire à concentration abandonné dans le sud de la France, une malheureuse centrale de 12 MW (dans votre article intitulé « un « Tchernobyl » est-il possible en France ? »). Après avoir utilisé le mot « gigantisme » à propos de ce projet, vous m’aviez répondu ceci, le 10 avril dernier à 15 h 16 :
« pour moi, une centrale photovoltaique reliée au réseau est une bonne solution, et les centrales solaires que vous évoquez ne le sont pas,
je n’en vois pas l’interet
d’abord, elles provoquent une concentration de la fabrication de l’énergie,
donc elles impliques un gaspillage énergétique, par le transport, »
Donc : vérité au-delà de l’Atlantique, erreur en deçà ?