Dans le vocabulaire de la Démocratie, le « peuple », ça n’existe pas, du moins pas au sens qu’on lui donne en Europe par exemple.
En Démocratie, il n’y a que « des gens », au sens du mot américain « People ».
Puisque vous n’ignorez pas que le sens des mots « les people » vient du célèbre magazine newyorkais du début des années 80 « People ». Et que ce magazine n’est pas l’organe officiel du PC américain mais un magazine consacré aux « gens », célèbres de préférence.
Le « peuple », par opposition, est un mot qui, depuis le 20ème siècle, sert principalement et est vraiment opérant dans le vocabulaire du totalitarisme à caractère nationaliste en particulier, mais également fasciste ou communiste Bref, à tous les totalitarismes qui ignorent les individus.
Massacres de masse, crimes contre l’humanité commis au nom du « peuple », « ennemis du peuple », « petit père des peuples », « un peuple », un empire, un chef (Ein Volk, ein Reich, ein Furher).
On le voit bien dans cette dernière expression où tous les individus sont fondus dans une masse réduite à UN, principe même du discours totalitaire auquel appartient naturellement l’expression « le peuple ».
Mais vous notez, involontairement bien sur, que les valeurs portées par la Démocratie sont contraires aux valeurs portées par les régimes à caractère religieux.
Notez bien qu’on le savait déjà. La Démocratie, en Occident aussi, a dû affronter le fanatisme catholique comme elle doit aussi affronter le fanatisme musulman.