Comme je l’ai dit plus haut, je ne crois pas en la démocratie. Je me réclamerai plutôt d’un régime méritocrate ou au pire royaliste.
C’est à dire que , comme vous , je mets les valeurs morales au plus haut niveau humain , et même , blasphème parmi les blasphèmes dans ce monde , devant les compétences.
Qu’un système le plus juste possible ne peut émerger que si le tamis qui filtre les futurs dirigeants , les filtre sur des notions d’intégrité , de droiture , de moral.
Qu’un tel système moral peut aussi exister en démocratie mais qu’il sera appliqué avec une perfection moins grande et , point crucial , qu’il sera aisément corrompable par démagogie et sophisme.
Il est assez étrange , pour un jeune comme moi , habitant en province ,
fils d’ouvrier d’en arriver à des conceptions royalistes ou
méritocrate, mais croyez moi (cela n’a aucune valeur d’argument , j’en conviens), c’est le fruit d’une longue réflexion.
Lorsque vous expliquez votre préférence à une souveraineté monétaire , vous faites une paraphrase « du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes » Car « qui contrôle la monnaie contrôle le pays et a fortiori le peuple ». Je vous rejoins donc sur l’urgence de recréer une monnaie nationale libre de tout intêret et non soumis à validation étrangère dans son usage.
Il est vrai aussi , comme dit « sylvain reboul » plus bas, que cela mênera surement à des représailles vis-à vis des autres puissances. La question étant de savoir si il reste quelque chose à sauver et à quel prix.
C’est la première fois qu’une autre personne est aussi proche de mes idées. Même dans les termes usités. Vous parlez de beau , de laid, du bien. Je pense que vous voulez surement parler de l’esprit poétique (dans le sens baudelairien (preface d’allan poe)), la plus grande des facultés humaines, celle qui doit diriger la morale. Comme moi , vous pensez qu’un juste discernement des choses « bonnes » agrémenté d’un haut esprit philosophique est la voie nécessaire au renouveau de la société.
Au plaisir (réel) de vous lire.