Cet article est bien étonnant...
Quels sont les éléments suggérant la fraude ? L’absence de résultats détaillés par bureau de vote, de nombreux pourcentages d’électeurs supérieurs à 100%, la prise de contrôle des urnes par les gardiens de la révolution en place des fonctionnaires...
On remarque aussi que les journalistes étrangers sont interdits de reportage, que les communications internes en Iran sont largement coupées, ce qui suggère fortement un souhait de cacher l’essentiel des informations.
On notera aussi l’importance des manifestations, sans doute très sous-estimées en raison des mesures d’interdiction de communication, et le fait, très significatif, que le clergé dans sa majorité (sauf quelques individus liés au président sortant) n’a pas validé ce résultat.
Face à ce faisceau d’éléments, vous opposez certaines incertitudes pour contester la réalité de la fraude, alors même que ces incertitudes sont dues aux mesures de verrouillage du pouvoir, sur la presse (interieure et extérieure) et sur les citoyens iraniens. Cette totale absence de transparence, et l’ampleur des manifestations alors même que les manifestants connaissent les risques qu’ils encourent, va donc en totale opposition avec votre thèse très alambiquée de complot.
Enfin, votre conclusion est paticulièrement comique : si la presse couvre cet évènement, c’est en raison de l’ampleur de la contestation interne. S’il n’y avait pas eu contestation d’une telle ampleur, il est évident que la presse n’aurait pas couvert l’évènement.
Les éléments « significatifs de contestation » sont les centaines de milliers de manifestants dans la rue en Iran... Cette contestation ne provient pas de l’occident, qui s’attendait à la réélection du président sortant, mais elle provient des iraniens eux-mêmes. Peut-être vous faudrait-il un peu de respect pour les habitants de ce pays, qui semblent en savoir un peu plus que vous et vos idées de complots sur la situation intérieure de leur pays...