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mmarvin 19 juin 2009 15:36
Mmarvinbear

La seule chose que je sais, c’est que je ne sais rien, annonnait Jean Gabin.

Les élections en Iran sont un tel foutoir qu’il est quasiment impossible de dire si les arguments en faveur de telle ou telle théorie sont vrais ou non.

Le président sortant est annoncé réélu dès le premier tour, avec un score qui frise la norme soviétique. Est-ce vrai ou pas, je n’en sais rien.

Mais les manifestations monstrueuses qui se déroulent montrent surtout une chose : les iraniens en ont marre du pouvoir religieux en place. A tort ou à raison, ils prennent argument de la confirmation d’Armaninedjad pour dire qu’ils en ont assez de l’ingérence quotidienne de la religion dnas leur vie.

Les iraniens étaient ravis du départ du Chah et la fin de son régime corrompu et despotique.

Malheureusement pour eux, l’instauration de la république islamique n’aura été qu’une nouvelle forme de despotisme.

Peut on parler de démocratie quand les candidats à tous les postes doivent être validés par les conseils religieux, à la fois au moment du dépot des candidatures et apèrs l’élection pour la validation des résultats ?

L’aura de Khomeini a été suffisant pour maintenir le régime à sa mise en place. La terreur politique et militaire a suivi pour pérénniser le régime, avec l’exécution de dizaine de milliers d’opposants. Les religieux ont eu ensuite la chance d’une guerre contre l’Irak pour se renforcer encore plus sous prétexte de nationalisme.

Mais toutes les bonnes choses ont une fin.

Le pouvoir a mis en place un système qui stabilise le régime, mais qui le condamne à se scléroser, étant impossible à réformer sans revenir sur les bases de la révolution islamique.

Le système est-il suffisamment rouillé pour s’effondrer ?
Ou faudra t-il encore attendre ?



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