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frédéric lyon 21 juin 2009 19:31

On ne comprend pas bien les interrogations de certains à propos d’une éventuelle intervention en Iran.


Si on veut bien considérer que : 

1) Nous sommes intervenus contre l’Irak.
2) Le régime des Mollahs Iraniens est durablement affaibli par une contestation intérieure dont peu de monde soupçonnait l’ampleur il a seulement une semaine.

Alors, il fait vraiment guère de doute que l’Iran sera frappé si Khamenei et sa marionnette Ahmadinejad font la même erreur que Saddam Hussein.

Les seules questions qui se posent sont quand, et comment (c’est à dire avec quels moyens), l’Iran sera frappé.

Quand ? 

Il faut laisser le temps au temps et ne pas se précipiter pour déployer une nouvelle armada dans le Golfe Persique. 

Ce n’est pas demain matin que l’Iran pourra déployer des missiles en état de marche et armés de bombes atomiques capables d’exploser.

De plus, compte tenu de la faiblesse du régime et de la férocité du débat politique intérieure Iranien, une férocité qui s’explique en grande partie par la perspective peu réjouissante pour beaucoup d’Iraniens d’une confrontation musclée avec nous qui pourrait entrainer non pas seulement la chute du régime, mais aussi le depeçage du pays lui-même, il ne parait pas exclu que les partisans de la négociation finissent par l’emporter en Iran sur les partisans de la confrontation .

Dans ce cas cette intervention deviendrait inutile, et nous obtiendrions satisaction sans avoir à envoyer toute une armée.

Nous allons par conséquent entrer dans une période de mise sous pression diplomatique progressive, au cours de laquelle la barre sera mise de plus en plus haut.

Ce n’est que s’il s’avère que le résultat recherché ne peut pas être obtenu par des moyens pacifiques qu’on passera l’Iran à la casserole.

Comment ?

Il ne faut pas trop se gratter la tête pour voir que la question d’une intervention militaire sera traitée par les occidentaux et non par Israël.

Ne serait-ce que pour une raison : Israël n’aurait peut-être pas d’autres options que d’utiliser ses armes nucléaires contre l’Iran, car son armée conventionnelle n’est pas équipée pour traiter l’affaire. Et il faut, bien sûr, éviter de place Israël dans une pareille situation.

Donc, ce sont les armées occidentales qui interviendront.

Comme le but ne sera pas d’occuper l’Iran (pourquoi faire ?), ni de chasser le régime en place, comme c’était le cas en Irak, on peut imaginer une mise sous pression militaire progressive, comme lors de la première phase diplomatique. 

C’est à dire essentiellement des frappes aériennes conventionnelles, qui détruiraient peu à peu les installations nucléaires, puis les infrastructures militaires, puis les moyens de communications et ainsi de suite......

En laissant les populations civiles à l’écart.

Ceci jusqu’à paralyser complètement le régime, qui risquerait alors de tomber tout seul s’il s’obstinait, et on croit comprendre à la lumière des evènements de ces derniers jours, qu’il y aura des volontaires pour le remplacer.

Un dernier détail : 

Tout ceci serait obtenu, autant qu’il est possible, avec des moyens militaires conventionnels. 

Toutefois, il ne parait pas complètement exclu, quoi que fort peu probable, que des moyens nucléaires très spécifiques puissent être employés sur certaines cibles. 

On sait, par exemple, que les Américains ont dévelopé récemment des armes nucléaires à grande pénétration pour être utilisées contre des cibles très dures enfouies profondément sous la surface, ainsi que des armes nucléaires spéciales à « flash électromagnétique » qui ne sont pas destinées à la destruction massive, mais à la mise hors service de tous les appareillages électroniques (ordinateurs, radars et moyens de communications).

On pourrait aussi envisager d’attaquer certains sites avec des bombes atomiques « sales », de façon à interdire l’accès à ces sites pendant de très nombreuse années, du fait des « retombées » radioactives.

Voilà, mais encore une fois nous n’en sommes pas là et le pire n’est jamais sûr ! 



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