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NAHASH 22 juin 2009 01:49
NAHASH

 

 

@abdelkader

 

La mise en œuvre peut paraître improbable, mais historiquement il y a jurisprudence : le panarabisme est né dans un contexte où le monde arabe était sous domination étrangère totale, pourtant certains ont su donner naissance à un projet qui aurait pu permettre la création d’une puissance régionale homogène et influente.

 

Aujourd’hui, si je pointe du doigt la problèmatique de l’islamisme politique, c’est pour plusieurs raisons : d’un il enferme toutes pensées dans une perspective islamo-centrée mais aussi arabo-centrée : faisant fi de la diversité orientale. Et en premier lieu des minorités religieuses mais aussi ethniques : le panarabisme n’a été possible que parce que la perspective était multi-ethnique et multi-confessionnelle, importance majeure des Arabes chrétiens.

 

Les récentes élections libanaises montrent qu’il est possible en sortant de l’islamisme, de renouer avec cette capacité de proposition transnationale, multi-ethnique et multi-confessionnelle.

 

Sur le contrôle occidental et le rapport à Israël, je pense qu’il y a nécessité vitale pour les peuples arabo-musulmans de sortir de leur torpeur d’une manière autre que l’opposition islamiste aux régimes en place. L’islamisme est l’associé, l’allié objectif du sionisme, et de l’ultra-libéralisme, tant que cela ne sera pas compris, ces peuples seront incapables de saisir les enjeux réels.

 

Choisir l’islamisme c’est soutenir les « ennemis ». Aussi simple que çà.

 

Enfin, la référence n’est pas forcément celle de la « démocratie occidentale », les sociétés orientales  ou l’islam sont assez « plastiques » pour parvenir à une forme d’organisation politique alternative et spécifique à la civilisation arabo-musulmane.

 

Quant à Israël, le théâtre des opérations glissant inexorablement vers l’Asie Centrale, les peuples du Proche et Moyen-Orient disposent d’une fenêtre de tir « idéologique » pour inverser la tendance : les infrastructures stratégiques américaines dans cette région les pousseront au dialogue par nécessité : la balkanisation irakienne a certes réussie mais pour un côut trop important comparativement aux enjeux, disons que pour donner une image, le joueur d’échecs USA se retrouve avec des pièces importantes bloquées, le pion « Israël » pourrait ne plus être aussi intéressant d’ici peu.

 

Bref, les peuples arabes doivent saisir les enjeux et développements futurs si ils désirent renouer avec leur histoire.

 

Cordialement,



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