Ce qui m’a effaré dans cette mise en scène grandiloquente jusqu’au haut de coeur, c’est ce moment où notre président traverse seul ce long couloir entre deux rangées de soldats qui lèvent leur épée, jusqu’à ce qu’il arrive devant un autre garde qui le salue d’une manière très solennelle.
Pendant cette traversée dégoulinante d’emphase durant laquelle sa majesté roulait des mécaniques comme jamais, la caméra complice qui s’attardait longuement sur son visage montrait un sourire triomphateur proprement écoeurant, qui indiquait bien le caractère orgasmique que revêtait pour Sarkozy cette marche nombriliste.
En voyant cela, on se rend compte que la raison pour laquelle le petit homme a brigué la présidence réside dans un moment comme celui-ci, réside dans cette volonté d’auto-glorification extrême, de mise en relief boursouflée de sa propre personne, dans ce désir de se forger un piédestal d’une taille proportionnelle à l’importance qu’il se donne. Le reste, il n’en a rien à cirer.
Il aurait besoin d’une bonne séance chez un psy, lui.