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pigripi 14 juillet 2009 20:28
pigripi

je ne crois pas être dans la tête de Mme Halimi pour mesurer la force de sa douleur et de toute manière ne me le permettrais pas

Monsieur Red, moi je peux me mettre dans la tête et le cœur de Mme Halimi parce qu’à l’époque des faits, mon fils avait le même âge qu’Ilan, et c’est là toute la différence entre l’écrivain émérite que vous êtes et la mère que je suis.

Et ce n’est pas pour autant que je réclame, comme certains, la peine de mort ou la vengeance.
Je pense à l’avenir, je pense à l’éducation des jeunes, je pense aux modèles et aux valeurs, je pense à une société sereine et pacifique.
C’est pour cela que j’estime que les condamnations des bourreaux doivent être exemplaires et que la société, à travers ses institutions, doit dire fermement et clairement qu’elle n’accepte pas ce crime.

On peut toujours discutailler de l’exemplarité des peines, de la force de dissuasion des condamnations, du rôle de la justice comme l’a fait Bilger, toutes questions qui méritent réflexion mais qui n’ont pas lieu d’être prises en compte dans le cours d’un procès quand, à travers les décisions de justice, les magistrats doivent envoyer un message fort aux criminels et à la société.

Personnellement, si j’avais un quelconque pouvoir de décision sur les sanctions, ce n’est pas en prison que j’enverrai les bourreaux -ils y deviendront des caïds, entretiendront leur haine d’autrui, y apprendront les bons coups, deviendront des super monstres- mais je les contraindrai à séjourner dans des services d’urgence où on reçoit de grandes victimes ensanglantées et mutilées, là où ça sent la pisse, la m. et le sang, là où les victimes pleurent, gémissent, geignent et hurlent de souffrance, là où leur famille clame sa douleur. Je pense que ce serait très dissuasif de mettre des « durs » qui ne supportent pas le sang face à la réalité de la douleur odorante et sonore.



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