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pigripi 15 juillet 2009 10:44
pigripi

@Sandro

Merci pour ce témoignage intéressant de Théo Klein qui représente sans doute l’aile conservatrice de la Communauté juive et qui me rappelle tous ces juifs complètement assimilés en Allemagne ou en France, dont certains ignoraient même qu’ils étaient d’ascendance juive, qui avaient complètement adopté et intégré les principes et usages de leur pays dont ils se pensaient respectés et aimés et qui ont eu la douloureuse surprise d’être embarqués comme tous les autres juifs plus visibles et de condition plus modeste, vers les camps d’extermination.
« Comment moi, avocat respectable et respecté, je paie mes impôts, je me suis battue pour ma patrie, je suis allemand, pas juif, vous n’allez pas me faire ça ???? » Et si, les nazis l’ont fait ....

Cette douloureuse expérience a considérablement marqué les consciences juives et c’est pourquoi maintenant, la plupart des juifs disent qu’ils ont deux pays, Israël et celui où ils vivent.

D’autre part, l’antisémitisme est une valeur constante, historique et culturelle chez les citoyens de la Fille aînée de l’église nourris au catéchisme dans lequel on enseigne que « les juifs sont un peuple déïcide qui a tué le petit Jésus » ...
Cet antisémitisme culturel s’est réveillé avec la défense de la cause palestinienne et même si pour les voyous et les intégristes musulmans elle n’est qu’un prétexte pour contrôler certaines populations, la réalité est que les actes antisémites ont redoublé depuis quelques années.
Beaucoup de juifs sont régulièrement importunés, agressés verbalement et physiquement, menacés et doivent vivre quotidiennement sur leurs gardes. C’est une sombre réalité que Théo Klein semble ignorer ou vouloir ignorer.
Le Bétar et la LDJ n’auraient pas repris du service si la réalité était plus sereine.

Je sais de quoi je parle en tant que témoin, habitant dans un quartier où les affrontement entre jeunes juifs et jeunes musulmans sont quasi quotidiens. J’ai également recueuilli le témoignage de commerçants se disant menacés, leurs coursiers sauvagement agressé et expédié à l’hôpital, les mères recevant des crachats et des insultes à tout moment, etc.

Alors d’un côté on a les grands principes qu’il est juste et nécessaire de défendre, et de l’autre on a ces petites réalités mesquines, puantes et mortelles contre lesquelles chaque individu peut avoir à se bagarrer.

Qui va arbitrer ? Personne, car il n’y a pas d’arbitre.
Alors chacun se « débrouille » et c’est le chaos.

La révision du procès est une décision politique qui n’a rien à voir avec la douleur de la famille mais qui sert les objectifs connus de longue date de Sarkozy, objectifs pour lesquels il n’a cessé de poser des jalons depuis son élection : soumettre la Justice au pouvoir exécutif, c’est à dire lui-même.



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