@GaziGaza
Ici, par contre, s’il est logique que la personnalité de Fofana
retienne plus l’attention, l’appat qui attira la victime (la jeune
Yelda), n’a guère été malmenée par les journalistes..
Pour ce que j’en sais, Yalda est une pauvre fille émigrée d’Iran, réfugiée politique, échouée dans une banlieue violente, violée plusieurs fois dont on peut imaginer que la personnalité est fragile, influençable et craintive, désorientée par ses épreuves et celles de sa famille, manquant de repères.
Je peux imaginer qu’elle ait agit sous contrainte physique et/ou psychologique. Pour avoir connaissance des traumatismes à vie des victimes de viol et de violences sexistes, je peux affirmer que ces femmes vivent dans la terreur et qu’elles ne s’en sortent que sérieusement prises en charge par des spécialistes.
Or précisément, il semble que la société n’ait pas rendu justice à la victime de viol qu’elle est, élément important dans le processus de reconstruction des victimes.
Bien sûr, toutes les victimes de viol ne se vengent pas sur autrui, au contraire, nombre sont celles qui dirigent leur violence contre elles-mêmes et se suicident ou s’engagent dans des conduites suicidaires.
Ne connaissant pas le dossier Yalda, j’émets des hypothèses susceptibles d’expliquer une certaine indulgence du jury et de la presse à son égard.
Et encore une fois, chaque individu a sa part de libre arbitre, Yalda aussi. Elle a eu 24 jours pour réveiller sa conscience et elle n’a rien fait pour sauver Ilan.
En tant que féministe avertie des mécanismes complexes de l’alination des femmes et du poids de la féminitude, je plains la jeune femme Yalda.
Mais en tant que citoyenne et humaniste, je pense que la criminelle Yalda mérite une condamnation exemplaire.