Le 10 juin 09, Nicolas Demorrand de Fr-Inter a reçu dans son
7-10 Dominique Galouzio de Villepin, ex directeur de cabinet d’Alain Juppé
93-95, ex secrétaire général de la présidence de la République 95-02, ex
ministre des Affaires étrangères 2002-04,
ex ministre de l’Intérieur 2004-05, et enfin ex Premier ministre 2005-07…Mais
ses grandes ambitions se sont heurtées à un certain Nicolas Sarkozy et depuis
plus rien, le placard ou plutôt les emmerdes judiciaires à cause d’une certaine
affaire Clearstream. Tout ça est bien joli en apparence avec en plus une
propension à un certain culte de sa personne, portant beau, écrivain (poésie, littérature,
histoire) c’est sûr qu’à coté de sa majesté Sarko 1er il peut passer
pour un génie et un éphèbe. Mais hélas il existe une face cachée du personnage bien
moins étincelante, le joli verni cache
pas mal de turpitudes et de cynisme, avec un climax à l’époque ou il était directeur de cabinet d‘Alain Juppé alors
ministre des affaires étranges, pardon étrangères…Nous sommes en 1994 au Rwanda
pendant 3 mois avril, mai, juin, plus d’un million de personnes sont massacrées
dans d’horribles conditions (un record en aussi peu de temps).
Or il existe des témoignages, dont celui de Patrick de Saint-Exupéry
reporter au Figaro, il est un des rares journalistes à être sur place, il
en fait un bouquin « L’Inavouable, La France au Rwanda » ou il relate sa découverte des responsabilités de
militaires français dans la planification et l’exécution du génocide. Il
adresse son récit à D de Villepin et le
commence ainsi :
« Monsieur le ministre
Je viens de vous entendre parler des »génocides« rwandais. Ce n’est ni un hasard ni une maladresse vous le savez comme moi. En conscience, vous venez à nouveau de faire votre une logique de négation. Celle-là même qui poussa certains à vouloir qualifier de génocide les bombardements alliés de Dresde, pendant la Seconde Guerre mondiale, afin de mieux relativiser ce que fut la Schoah.
J’ai vu, Monsieur le ministre, le génocide rwandais et les massacres qui s’ensuivirent. Dans les à-côtés du crime monstrueux que fut l’extermination des Tutsis rwandais, il y eut des crimes de guerre, voire des crimes contre l’humanité commis par ceux qui, aujourd’hui au pouvoir à Kigali, défirent les tueurs. Mais de »génocides au pluriel, il n’y eut point. Si ce n’est dans vos mots, dans votre discours, dans votre désir d’esquiver ce dossier hérité d’une autre présidence mais que paraissez assumer pleinement.
Monsieur le ministre, ne faites pas mine d’ignorer le distinguo. N’essayez pas de m’expliquer que Dresde égale la Shoah. Vous savez parfaitement qu’un génocide n’est ni un massacre ni un crime contre l’humanité. C’est une extermination. Une extermination rationnnelement décidée et mise en euvre par un Etat".Lisez la suite dans le bouquin.