La logique marchande , dans le cadre de la libéralisation des services, risque de s’imposer dans les domaines qui lui échappent pour l’instant,surtout culturels, aux dépens des pays les moins capables de résister :
« si l’AGCS vise essentiellement les marchés du Sud, son approfondissement ne serait pas sans incidence en Europe, où il aggraverait les effets de dumping déjà facilités par les grandes disparités au sein du marché intérieur européen (4). Des services encore formellement exclus du mandat de négociation de la Commission de Bruxelles à l’OMC - éducation, santé, culture, audiovisuel, services sociaux (5) - pourraient bien y entrer par la bande, par exemple l’enseignement supérieur à distance (e-learning), qui intéresse au plus haut point les Etats-Unis. Le commissaire européen Peter Mandelson ne peut en effet qu’être très tenté de les incorporer, fût-ce de manière indirecte, comme lorsqu’il propose que les offres de libéralisation des pays développés (donc celles de l’Union) comportent de « nouvelles et sérieuses ouvertures » dans au moins 139 sous-secteurs (soit 85 % des 163 sous-secteurs de services), en échange d’offres substantielles de libéralisation des pays en développement dans au moins 93 sous-secteurs (soit deux tiers des 139) »
(Viale)