Votre réaction est juste. Mais elle ne couvre qu’une partie du problème. Vous oubliez que cela fait vingt ans que les fabricants d’ordinateurs essayent de pénétrer les salles de classe et pas seulement celles des universitaires. Et là où ils se sont plantés, les marchands de téléphones portables ont réussi. D’où les efforts considérables que font les marchands de soupe de pénétrer les téléphones mobiles et de les inonder de publicités...
Pour ce qui est des lecteurs, il en existe des grands formats, en couleur. Et pour la BD à l’occidentale, c’est beaucoup plus spectaculaire que pour les mangas asiatiques souvent de piètre qualité graphique.
Enfin, je vous rejoins sur la cible initiale des lecteurs numériques. Mais aujourd’hui ce n’est plus l’enjeu principal. En contrôlant les livres, on contrôle la culture et par extension l’instruction, la diffusion du savoir, le partage des connaissances et du savoir-faire...