« Il y aura combien de chômeurs en plus après ? »
Bonne question. Les traités précédents, et en particulier celui de Maastricht, étaient censés donner une impulsion économique et aider à résorber le chômage. Le résultat n’est pas tangible, loin s’en faut. Ce n’est à mon avis pas par hasard. Il est aberrant d’avoir une politique monétaire indépendante, sans orientation économique. Le retour au franc coûtera un peu, mais beaucoup moins que l’euro tel qu’il est géré.
« La Commission n’est pas irresponsable, elle peut être renversée par une motion de censure du Parlement européen. »
Oui, aux trois quarts... Les commissaires ne répondent pas devant des électeurs. Le parlement a très peu de pouvoirs, et le reste est un collège d’exécutifs élus indépendamment et noyés dans la décision.
« Madame Loyola de Palacio n’a rien décidé du tout. »
Elle a choisi les orientations. Elle aurait pu proposer quelque chose de moins ultralibéral. Selon la loi française, le fait d’exercer ensuite dans une entreprise concernée serait considéré comme une « prise illégale d’intérêt ».
« Il suffit d’aller sur le site europa pour savoir ce qui se prépare à Bruxelles »
Comme sur le site de l’assemblée nationale.
« et participer aux consultations qui précèdent l’adoption de propositions législatives. »
Là je souris. J’ai participé un moment pour voir et je peux attester que tout part direct au pilon. L’UE a un déficit démocratique énorme.
Le parlement est bien responsable devant ses électeurs, mais ceux-ci se rendent compte des résultats seulement après transposition. Pas grand monde en France n’a vu venir la DADVSI quand EUCD a été votée. Notons qu’en plus le Parlement s’est trouvé devant un traité déjà signé à l’OMC sans qu’il n’ait eu son mot à dire.
Le pouvoir réel est détenu par les exécutifs nationaux, qui ne sont plus non plus en place quand on perçoit les conséquences de leurs décisions.
Je précise quand même avoir été très enthousiaste pour la construction européenne à l’époque où l’on parlait encore de marché INTERIEUR, jusqu’à il y a une quinzaine d’années. Depuis, je constate le naufrage consacré par l’élargissement. Quand c’est râpé, c’est râpé.