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miaou 14 novembre 2006 11:24
miaou

Il est clair qu’il faut se méfier des analogies boîteuses entre Genèse et Big Bang, comme Lemaître l’avait déjà recommandé. Néanmoins, pourquoi ne pas reconnaître l’intuition du/des rédacteurs de la Genèse sur certains points. Cela n’a rien de mystérieux ou de divin, les scenarii possibles des débuts de l’Univers étant forcément limitées.

Toutefois , votre exemple sur « Dieu sépara le jour de la nuit » est particulièrement mal choisi ; classiquement, on le fait correspondre à cet épisode du Big Bang :

De 3 minutes à 300 000 ans... l’Univers devient transparent. Température = 10.000 °K. Jusque là, les photons étaient continuellement émis et aborbés par les particules environnantes. Puis, avec la chute de température et de densité de l’Univers, les photons vont cesser d’interagir avec la matière : ils vont pouvoir enfin traverser l’Univers sans obstacle : il y a découplage entre les photons et la matière : l’Univers devient subitement transparent. Cette lumière libérée et provenant de tout point de l’espace peut être actuellement captée par nos astrophysiciens : c’est ce qui est appelé le fameux « rayonnement fossile » à 3°K de l’Univers, vestige du big ban (réf : http://molaire1.club.fr/bigbang2.html)

Quant à « l’histoire de l’argile », c’est du pinaillage pur et simple ; la Genèse est purement métaphorique (comme ne l’ont pas compris les créationnistes et certains athées pour les besoins de leur cause) et n’a pas vocation à constituer un livre d’histoire naturelle. Nul besoin de devenir insultant avec vos « imbécillité sans borne » et autres « stupidités »

« Si la science ne répond pas à toutes les questions que l’homme se pose, elle répond à un grand nombre d’entre elles alors que les religions ne répondent sérieusement à AUCUNE. Strictement aucune. »

Stricto sensu, la science (et c’est sa force) est un savoir qui se sait provisoire ; les postulats (ex : existence d’une vitesse c : au-delà laquelle l’information ne peut se déplacer) sont en fait un condensé de toute notre ignorance (Pourquoi une telle vitesse ?) ; c’est sur ces postulats que se construisent les théories scientifiques, qui sont toujours à la merci d’un changement de paradigme. Toutes nos connaissances (scientifiques ou autres) sont ainsi bâties sur du sable ; nous pouvons parfois avoir l’illusion du contraire, car notre cerveau, par le biais de nos perceptions, effectue des raccourcis ou des analogies, qui peuvent sembler évidentes : ex : il est « évident » que nous évoluons dans un univers à 3 dimension (+ éventuellement le temps) Le terme même d’explication (quelque soit le domaine) est un leurre ; il désigne souvent des corrélations entre plusieurs évènements d’où il est vain de dégager la causalité (ex : Épidémiologie), ou renvoie à une « cause » d’origine problématique.

La religion propose, sans justification (et c’est sa faiblesse) des réponses (peut-être également illusoires, je vous l’accorde)à certains problèmes éthiques, ce que la science ne peut opérer sans risques majeurs : le darwininisme, dont la valeur scientifique est indéninable (hormis certains passéistes) a pu servir de caution scientifique au monstrueux « darwinisme social » des eugénistes et hygiénistes ; les avancées de la science (études du génome) peuvent à nouveau servir à justifier un certain racisme.

« Que les religieux revendiquent la raison, quoi de plus normal ? Les fous aussi revendiquent la lucidité absolue. »

argument réversible, donc inopérant.

« Il n’y a aucune « raison » à croire que les murs de Jéricho ont été abattus à coups de trompette »

C’est une banalité . Tous les croyants ne sont pas des littéralistes. Refusez-vous aux croyants de faire le tri parmi les événements décrits dans la Bible, ou aux déistes ou agnostiques d’envisager un Créateur épuré de tout ce fatras ?



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