"Et non, la source ne se trompe pas. Le NIST dans l’extrait que tu as
traduit essaie de noyer le poisson : il se trouve que dans leur
théorie, c’est la rupture d’une seule et unique colonne qui a déclenché
l’effondrement total, symétrique et quasiment à la vitesse de la chute
libre de la tour n°7.« : Soit tu as mal lu, soit ta source a mal traduit le document. Il est précisé que » Eventually, a
girder on Floor 13 lost its connection to a critical column, Column 79,
that provided support for the long floor spans on the east side of the
building (see Diagram 1). The displaced girder and other local
fire-induced damage caused Floor 13 to collapse« : le document parle du flambement d’un portique horizontal, et non d’une colonne ( le portique prenait appui sur cette fameuse colonne 79, mais aussi sur d’autres ) : c’est le portique qui a cédé, non la colonne, suite à l’incendie.
La thèse des cinquantes kilos de thermite est d’autant plus douteuse qu’elle ne répond pas à une question essentielle. Comment porter une telle quantité d’incendiaire et la mettre en place dans un immeuble ravagé par les flammes (les six premiers étages étaient dévorés par l’incendie) ? Et si la charge était mise en place avant (ce qui implique la préméditation), comment la thermite n’ aurait commencé à réagir que 7 heures après le début de l’incendie ? En toute logique, elle aurait dû s’enflammer dès le départ des feux, non ? Surtout que le lieu ou le portique a lâché a brûlé des heures durant...
»Et que penses tu de ce phénomène de dilatation thermique qui est intervenu à des
« températures à des centaines de degrés (Fahrenheit) en dessous de
celles prises en compte habituellement par la profession en matière
d’indices de résistance au feu. » « :
A ce que je sais, le métal se dilate quand il est chauffé. Evidemment, les constructeurs tiennent compte du risque d’incendie et dotent les armatures de joints de dilatation. Mais les structures ne sont conçues pour résister qu’un temps limité à un feu : les normes sont de deux heures. Ensuite, plus rien n’est garanti.
En ce qui concerne le WTC, le NIST a ajouté tout un ensemble de particularités qui auraient pu jouer un rôle dans la fragilisation de la structure suite à un incendie prolongé (plus de 7 heures, je le rapelle encore une fois) : »Of particular concern are the effects of thermal expansion in buildings
with one or more of the following features : long-span floor systems,
connections not designed for thermal effects, asymmetric floor framing
and/or composite floor systems.”. Les ingénieurs sont invités à surveiller les immeubles présentant les mêmes caractéristiques et à prévoir des dispositifs de sécurité supplémentaires, au cas ou.
« n’oublies pas d’envoyer ta réponse à Shyam Sunder, le directeur de l’étude du NIST sur le WTC 7. » : Pas la peine, ils l’ont deja compris.