Villepin ne pouvait pas être ignorant des procédures de fonctionnement des banques internationales au point de ne pas avoir vu, du premier coup d’oeil, que les listings était des faux.
On peut donc le soupçonner d’avoir voulu se servir de cette histoire à des fins politiques, peut-être même d’en être l’instigateur.
Mais on pourrait aller plus loin et considérer aussi que le juge Renaud Van Ruymbeke, qui était le patron de la cellule de lutte contre la délinquance financière, si je me souviens bien, était encore mieux placé pour comprendre que ces listings étaient des faux.
Dans ces conditions il a fait semblant, lui aussi, de les prendre pour des documents authentiques et on peut donc s’interroger sur ses véritables motivations.
Il est assez probable que la politique, dans le sens le plus vil et le plus dégradant de ce terme, a été la principale motivation des principaux acteurs de cette affaire, bien davantage que la justice.