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Paradisial 13 septembre 2009 17:46
Paradisial

Philou 07,

Comme expliqué précédemment, le Coran ne se lit pas avec un esprit littéraliste, son interprétation et son exégèse également n’ont jamais été fermées.

Le Coran représente le summum de la littérature arabe. Hélas, les traductions ne sauraient jamais être à même de traduire toutes ses richesses, je m’en rends moi-même systématiquement compte quand je me heurte à la tentative de me baser sur quelques essais de sa traduction ou essaie de produire la mienne personnelle.

Agir avec le Coran avec littéralisme ce serait la pire des atteintes que l’on pourrait faire à l’égard du Coran.

D’ailleurs, le Coran, dans son corps du texte, ne cesse de condamner la tentative de le lire selon une approche littérale et légère.

Le vrai musulman, il ne peut se complaire d’une lecture superficielle du Coran, ni dans sa globalité, ni en face d’un seul de ses versets.

En fait, le Coran lui-même ne cesse d’interpeller le lecteur à réfléchir profondément autour des sens de ses versets. Contemplez l’éloquence de ce message livré au Prophète :

Coran 38:29 (Voici) un Livre béni que Nous avons fait descendre vers toi, afin qu’ils méditent sur ses versets et que les doués d’ intelligence réfléchissent.

Le livre dont il est question dans ce verset est le Coran. Dieu n’y appelle pas le musulman à une application à la lettre des paroles de son texte (ni n’y complimente l’intégrisme et les intégristes), mais l’exhorte à les méditer et à y réfléchir, et y fait l’éloge de la pensée et des penseurs, de l’intelligence et des intelligents, de ceux qui décortiquent, décryptent et analysent... (et non de ceux qui s’accommodent d’une simple lecture littérale des textes). Ce genre d’appels et d’éloges sont récurrents dans plusieurs passages du Coran.

Et contrairement à l’idée répandu dans le clan orientaliste, que s’activent aussi à asseoir certains pseudo-auteurs à prénoms arabes (qui cherchent à gagner leur pain sur le dos de l’atteinte à l’islam, en jouant dans le camps et pour le camps des islamophobes, prenant leur arabité comme gage de sûreté), le Coran n’a point été altéré, ni remanié, ni ses passages supprimés.

J’avais longtemps discuté sur ce sujet là, et fournit déjà toute une série d’arguments (voir les discutions qui s’étendent au-delà) réfutant les allégations livrées en partie dans votre lien et ailleurs sur le web. Et je n’hésiterais pas à produire pour bientôt incha-Allah un article dédié à l’histoire de la concaténation du Coran sur le site Alterinfo agrégeant de façon plus agréable et illustrée l’ensemble de mes réfutations (j’avais d’ailleurs par reconduit mon ancien site vers lequel pointaient les liens de mes échanges, via lesquelles je donnais quelques illustrations très probantes).

En matière de préservation du Coran il n’y a pas que les arguments, mais aussi la pratique.

Cette pratique on a l’occasion de l’observer depuis l’intérieur quand on est musulman, durant la prière, et de façon plus affirmée durant le ramadan où le coran est lu d’affilée durant tout ce mois béni durant les fameuses prières surrogatoires des veillées nocturnes (spirituelles) du ramadan. Quand l’imam, celui qui guide la prière se trompe, il y a toujours derrière lui des orants (des fidèles, qui font la prière) qui connaissent le passage par coeur et qui le corrigent.

Il m’est arrivé de prier durant un ramadan alors que c’était un enfant de 12-14 ans qui dirigeait la prière, sans commettre aucunes erreurs. Ce fut un grand moment spirituel, tellement la voix vibrante de cet enfant et sa maitrise du Coran, et les sens profonds des versets récités faisaient pleurer les orants certains mêmes à chaudes larmes. Il y a plein de phénomènes précoces de jeunes enfants dirigeant la prière durant le ramadan de par le monde musulman, même si ceci n’est pas une norme.

Le Coran n’avait jamais été caché, mais était de tout temps préservé dans les poitrines des fidèles plus que même sur du papier. D’ailleurs le terme Coran signifie récitation (le texte [sacré] que l’on récite).

La religion (comme je le dis souvent) a pour finalité de mettre l’homme en bonne résonance avec son créateur, mais aussi en bonne résonance avec les autres hommes, car la première résonance ne saurait être acceptée sans la seconde, et la seconde ne saurait être bien appréciée sans la première.

Elle sera toujours d’actualité, contrairement à ce que vous dites, d’autant que l’évolution de la science permet mieux d’appréhender Dieu quand on aborde Son existence via le repère de la raison (et non des passions) comme le fait d’ailleurs bellement l’auteur Harun Yahya, lequel s’adresse autant à l’homme athée que celui croyant.

Tentez les deux ouvrages que j’avais cités : La Création de l’Univers / Les Miracles de l’Atome.

Quant à la dénaturation de la religion, ce n’est pas à la religion qu’il faudra s’en prendre mais à ceux qui la dénaturent. Quand même, le faire ne serait pas une sage entreprise, car, au lieu de se faire distraire des vrais priorités (quand on cherche La vérité), on ne doit pas se faire laisser induire en erreur par les erreurs et à cause des erreurs d’autrui, mais entreprendre une action sage, responsable et réfléchie, consistant à étudier de façon plus posée les religions.

Comme Dieu est un, il ne peut y avoir qu’une seule religion.

L’islam est cette religion là. L’islam n’est pas né avec le prophète Muhammad, ni avec Abraham, ni même avec Adam. Il est la loi universelle de l’univers et de la création.

Pour mieux le comprendre, tentez de lire le texte se trouvant en bas de l’article The Signs.

Salutations les meilleures.



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