L’argumentation y est beaucoup moins développée que la vôtre mais cette évolution va quand même dans le bon sens. Elle se base surtout sur la datation des textes (par comparaison d’écriture et C14) dont les plus vieux remontent à la fin du troisième siècle av. J.C.
Je vois les choses ainsi :
La première visite du Maître de Justice correspondrait à la fondation du mouvement assidéen par le grand prêtre Simon tel que vous le décrivez dans Histoire du Christ. La seconde visite, quarante ans plus tard, mentionnée dans l’Ecrit de Damas correspondrait à une refondation par son petit-fils considéré comme sa réincarnation. Cette refondation se placerait dans le contexte de la rupture entre les prêtres de la lignée légitime de Sadek et les Asmonéens. Je pense que le sacerdoce d’Alkim a été trop court pour qu’il s’agisse du « prêtre impie » et Ménélas semble trop ancien.
La « déportation du désert » mentionnée dans le Règlement de la Guerre ne serait pas celle de Babylone mais plutôt celle de l’exil des Assidéens en Galilée suite aux exactions des Séleucides. Johnathan Maccabée les a probablement empêchés de revenir à Jérusalem. Le fait qu’on retrouve ce « prêtre impie » dans les textes de Qumran indique que même les anciens Assidéens de Judée lui étaient hostiles.«
Dans le Règlement de la Guerre, la phrase : » La dernière bataille, c’est Toi seul qui en décidera le jour" semble indiquer que ses auteurs étaient sortis de la logique déterministe mathématique de Daniel.