La question de déterminer la mort d’un individu a varié selon les cultures et les époques, en fonction du savoir disponible.
Pour les grecs et les romains, est mort celui qui cesse de respirer. Les romains guettaient les moribonds de leurs familles afin qu’un proche recueille le dernier souffle, au sens littéral du terme, en donnant un dernier baiser à celui qui mourait, pour des raisons religieuses. Le défunt d’ailleurs ne quittait pas vraiment la famille car décédé, il devenait un Dieu Lare, protecteur de la génération suivante.
Plus tard, c’est l’arrêt cardiaque qui signait l’état de mort.
La médecine se développant, on sait désormais qu’une personne en arrêt cardiaque peut être réanimée si les bons gestes sont appliqués (et si l’état de l’organe le permet...). Un homme « mort » depuis une ou deux minutes pouvait redevenir vivant. Il fallut trouver une nouvelle limite.
Ce fut la mort cérébrale. La destruction totale du cerveau, siège de la pensée et des émotions, site unique de l’interpretation des sensations extérieures, est un marqueur fiable et certain pour signifier le décès d’une personne.
Du point de vue occidental en tout cas.