Cher Michel,
Je suis rédacteur à
Riposte Laïque, je suis né musulman et je suis un fils de voilée intégralement
dans les années 60-70-80. Je prends très au sérieux ce que vous écrivez et je
vais tenter de vous démontrer que vous tenez un raisonnement fallacieux.
Voilà la proposition que
je me promet démontrer : au nom de la liberté on ne peut pas réclamer
« la liberté de restreindre cette liberté ».
Liberté, Egalité et Fraternité
sont des principes fondateurs qui nous unissent dans la citoyenneté,
indépendamment de notre croyance. Mais moi le musulman, je ne peux arriver et
dire que
1 - vu que ma religion
m’institue responsable à vie de ma fille,
2 - vu que ma religion
interdit à une musulmane d’épouser des non musulmans
3 – vu que ma religion
interdit aux musulmanes de montrer leurs beaux atours en public
Que vous tous, vous allez
devoir accepter que je mette en pratique les principes de ma religion, parce
que j’ai la liberté d’opter pour la religion que je veux et que je peux
manifester en pratique ce qu’elle me prescrit.
Eh bien non cher Michel,
vous vous trompez lourdement : on ne peut faire société que si nous
cassons et les tribus et les velléités séparatistes des religions. Les
religions doivent d’abord se conformer aux libertés et aux principes généraux
avant d’être admises au sein d’un contrat social démocratique. C’est pour cela
que moi le musulman, je prends mes libertés de critiquer et le coran et Mahomet
alors que cette liberté ne m’est absolument pas reconnue par ma religion.
Autrement dit : je
n’ai pas le droit, la voilée intégralement n’a pas le droit et personne n’a le droit d’invoquer la religion pour ôter à un être à notre sœur en humanité
son droit inaliénable de se présenter en tant qu’individualité au sein
de la communauté nationale et humaine, avec un visage et une identité propre et non pas
comme un sac qui la présente uniquement comme membre d’une communauté islamique
qui dépouille la femme de son humanité, pour la dépouiller d’autres droits.
Vous n’invoquer la Liberté
que pour accepter qu’on en dépouille ma sœur musulmane. Vous avez finalement
peu de respect pour elle, mais aussi pour moi et pour toute notre humanité.
Vous ne trompez que ceux
qui ont une piètre idée de la Liberté émancipatrice. Vous y incluez finalement
la Liberté de l’esclavagiste et du macho musulman dont le premier prototype est Mahomet (il nous a légué neuf veuves interdites de remariage).
A ceux-là, à ceux qui vous ressemblent Monsieur, Benjamin Franklin aurait mis un
bon coup de pied dans le derrière.