"Les
garants de l’indépendance de la justice courbent l’échine face au
pouvoir exécutif. L’histoire de la justice nous enseigne que, sauf
exception, telle celle du premier président de la cour d’appel de
Paris, Marcel Rousselet, qui fut mis à la retraite d’office, en 1962,
pour un acte d’indépendance face à de Gaulle, la haute hiérarchie
judiciaire a plus brillé par sa soumission aux désirs des princes
régnants et aux anticipations de leurs souhaits, que par une défense
sourcilleuse de l’indépendance de la justice face au pouvoir exécutif.
Mais de là à imaginer qu’elle irait jusqu’à s’installer sur le
marchepied du carrosse présidentiel..."