Bonsoir,
bon article même si je ne partage pas le même enthousiasme autour de l’atome.
Plusieurs choses dans le choix du nucléaire civil me pose problème (j’écarte d’emblée le militaire qui est indéfendable) :
- l’absence de démocratie, débat citoyen dans le choix car 85% de l’électricité n’est pas un choix anodin
- les réserves prouvées d’uranium estimées à environ 70 ans (accessibles à un coût inférieur à 130 dollars par kg) par le CEA, si la multiplication des projets au niveau mondial se confirme, cette ressource va valoir de l’or
- le coût de tout cela, plusieurs milliards d’€ (plusieurs centaines avec le militaire), des recherches dans les autres secteurs de l’énergie qui stagnent (on se demande pourquoi), 2 EPR estimées à 3 milliards d’€ l’unité (j’ai même entendu 4-5 sur France Inter)
- les conditions dans lequel l’uranium était extrait, notamment en Afrique, mais ça a l’air de s’améliorer, enfin un cancer reste un cancer pour ceux de la grande époque d’AREVA
- le laboratoire de Bure que j’ai visité et qui représente un cout également énorme, sous-estimé au départ par nos dirigeants qui découvrent les joies de l’enfouissement à 400 m de profondeur et les finances publiques avec
- pour la quantité, EDF communique sur « l’industrie nucléaire produit chaque année environ 1 kg de déchets radioactifs par habitant » soit 60 000 tonnes à l’année dont 1% environ, 6000 tonnes de déchets dits à « vie longue » - 100 000 ans ou plus
- le choix du nucléaire oblige à réaliser l’appoint d’électricité par des centrales thermiques qui pour le coup, elles, émettent pas mal de GES
Tout cela pour dire qu’il faudrait peut-être envisagé de produire l’électricité à un niveau plus local, le nucléaire n’est qu’une étape. Entre représenter 85% de la production d’électricité en 2008 et arrêter totalement, il y a peut-être un pas à réaliser.