Cher auteur,
cher auteur libéral,
vous en oubliez dans votre article.
Vous en oubliez en particulier sur l’immobilier américain, notamment concernant le « shadow inventory » dans lequel les banques planquent les propriétés en déshérence, et qui est en train de prendre des proportions inquiétantes.
Et vous en oubliez en général sur la réalité de cette crise, dont la partie immobilier et crédit n’est finalement que la manifestation de conséquences, et non une cause intrinsèque.
Car cette crise, c’est avant tout celle de la faillite de ce que l’on a appelé l’auto-régulation, cette utopie libérale qui n’a pas du tout fonctionné.
Et qu’observons-nous aujourd’hui ? Rien. Ce sont les mêmes qui sont en place, pas même un petit banquier fusillé ni un petit trader couvert de goudrons et de plumes ... C’est les mêmes qui sont en place, et qui continuent de décider, avec cette fois çi l’assurance que l’argent public viendra en dernier secours autant que faire se peut !
Bref, vos scénarios basé sur l’hypothèse d’une soudaine prise de conscience des acteurs actuels, c’est dire si cela est improbable... Nous sommes donc condamnés à purger pendant des dizaines d’années les conneries libérales des 30 dernières années, en espérant que les conneries actuelles ne fassent pas tout écrouler avant.
Ou alors, à force de destruction sociale qui est organique au système libéral, il peut y avoir l’émergence un épisode révolutionnaire qui ferait ressortir un dirigeant prompt à se rappeler ce dont un état est capable de faire : Dire merde à ses créanciers et leur demander de livrer une guerre si ils ne sont pas content !
Car la véritable sortie de crise est là, avec une annulation massive des dettes au niveau mondial, et donc un dégonflement sans précédent de la masse monétaire. Dans ce contexte, décider un impôt confiscatoire sur la rentabilité financière me semble être un très bon point de départ, ainsi qu’une nationalisation d’envergure du secteur financier, bourses comprises.
Pour parler clairement, pour sortir de la crise, il faut briser les ailes aux libéraux, et les encarcaner de telle manière qu’il ne puisse puis avoir aucune possibilité de mettre en place des produits complexes. Il faut dé-sophistiquer la finance, et en urgence.
Quant à la dette et son explosion, on s’en fout !