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boug14 22 novembre 2009 23:06
heliogabale

D’accord avec jeremy971, et puis sur les deux à trois millions de gens d’origine algérienne (hors expatriés d’Algérie), combien étaient dans les rues pour fêter la qualification de l’Algérie : moins de 5%, sûrement la plupart était contente mais bon c’est leur bon droit.
Autre chose : il ne faut pas croire que l’Algérie est très intéressée par des bras cassés vivant en cité et qui ont pu dégrader des biens publics mercredi dernier. Elle est plus fortement intéressée par une main d’œuvre d’origine algérienne hautement qualifiée, plus spécialement ceux qui ont fui l’Algérie dans les années 1990 et ensuite les enfants d’immigrés très diplômés mais ce sont les plus difficiles à convaincre.
Culturellement parlant, ces gens-là sont plus français qu’autre chose : il ne maîtrise pas l’arabe ou très mal, ils s’adapteraient très mal au mode de vie algérien etc.
Après les revendications historiques sont d’un autre ordre, ça viendra peut-être un jour ou ça finira dans l’oubli le plus total : tout est condamné à l’oubli, on a pu assister récemment à un rapprochement entre la Turquie et l’Arménie alors que la première ne s’est pas vraiment excusée. Un Etat n’a pas forcément le devoir de s’excuser, le plus important, c’est que les faits historiques soient reconnus, non niés et acceptés comme tels. Ce qui n’est pas forcément le cas aujourd’hui avec l’histoire coloniale toujours considérée comme positive par certains (allez expliquer ça au Niger ou au Tchad où l’entreprise coloniale de développement fut néante) Si des routes furent construites en Algérie ce n’était pas pour le Bédouin qui devait avoir des autorisations administratives pour voyager c’était en premier lieu pour les capitalistes qui avaient besoin de ces routes pour exploiter ce pays et ensuite pour rendre la colonie attrayante pour les colons pour certains déportés.



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