Et le tout pour conclure que la préférence nationale, une évidence dans la quasi-totalité des pays du monde, et qui n’est nullement synonyme de mépris, de violence ou de dénigrement de ceux qui n’en sont pas, passe en France pour un discours extrémiste.
Or la crise aidant, le Français qui se veut généreux, pétri de bons sentiments, supporte de moins en moins bien les mécanismes de solidarité qui conduisent, de facto, à une préférence étrangère.
J’en veux pour preuve (exemple concret, irrécusable) l’expulsion des Français du parc social et leur remplacement par des immigrés.
Quant au fond de l’affaire (droite, extrême-droite, gauche, centre, et que sais-je), il y a effectivement un fossé irréductible entre ceux qui entendent que la nation reste souveraine, et ceux qui voudraient en abolir les frontières. Et quid de l’Europe ? Beaucoup se servent de l’Europe pour déclarer caduc le cadre national ; d’autres encore voient en l’Europe un super-cadre national, uni par une histoire, une géographie, une religion commune.
Maintenant, sur l’immigration, certains raisonnent à l’emporte-pièce. Ainsi Abdel, qui en d’autres temps faisait bien la différence entre la culture d’origine des immigrés arabes et la sous-culture de m...de, recyclée des ghettos U.S., responsable des comportements bling-bling, violents, nihilistes quand on la combine à un ressenti soigneusement attisé d’ancien colonisé tenté par la revanche.
En tout cas, ce que je trouve étrange c’est la récente saillie de Martine Aubry sur l’immigration. A la limite, plus encore que le contenu de ce pâté indigeste d’angélisme bêlant et d’indignation prêchi-prêcha, je lui reproche le cadeau en or qu’elle fait à Sarkozy.
Quel méchant démon a inspiré aux socialistes cette bourde tactique monumentale, alors que l’angle d’attaque prioritaire devrait être les milliards déversés sur les banquiers et la concentration des pouvoirs entre les mains d’un hyper-président ?
En mal de figure christique de l’Oppimé absolu depuis que le prolétaire français a été rejeté au loin ou assimilé à un petit-blanc fascisant, la Gauche n’aurait-elle rien de mieux à proposer que le Sans-Papier ?