Bonjour l’auteur,
vous vous êtes livré à un exercice périlleux concernant cette question, à savoir écrire quelque chose d’intelligent sur le sujet. Et a mon sens, c’est réussi.
La démocratie, la vraie, celle du peuple n’est effectivement pas négociable. Est-ce que un vote exprimé par une majorité est automatiquement la
meilleure solution, le vote le plus intelligent ? Bien sûr que non. Mais dès lors que l’on accepte la chose démocratique, cette expression de la majorité qui décide, et bien on doit s’y soumettre, que cela plaise ou non, ou alors prendre le maquis en connaissance de cause.
L’exemple le plus criant de cet état de fait est l’élection de notre président. Il a été élu par 53% des Français, c’est donc notre président, même si personnellement je ne l’ai pas choisi.
Il nous a été vendu par les médias - en particulier la télévision - comme on vends une lessive. On a parlé de l’efficacité des enzymes gloutons pour laver plus blanc que blanc, mais sans dire que ces mêmes enzymes allaient aussi vous bouffer la peau. Mais ça c’est un autre problème, un des dérive de la démocratie dont la plus grande faiblesse est effectivement de croire majoritairement ce que raconte le plus grand porte-voie - donc les médias. Leur concentration en des mains de moins en moins nombreuse est là le réel problème de la démocratie.
Pour en revenir à la Suisse, est-ce que le débat a été instrumentalisé là bas par un parti en conquête électorale et des médias bienveillant : probablement. Et encore une fois il ne s’agit pas d’une surprise, cela fait des mois que l’extrême droite Suisse mène une campagne sans précédent sur la stigmatisation de l’islam. Est-ce que les Suisses sont des cons ? peut-être, mais certainement pas plus que nous autres, ou les Américains avec Bush (même si dans ce dernier cas, on peut discuter sur la sincérité des 2 scrutins qui ont mis M. Bush à la maison blanche).
Voilà, cet évènement à mon sens se devrait d’être utilisé non pas comme un nième brasier allumé entre eux et nous (pour schématiser), mais comme un point de départ à une réflexion sur le bilan qui doit être fait de l’influence des médias sur nos démocraties modernes.