Que le titre soit racoleur, c’est que les gens ont l’esprit aussi conditionné par les films pornos et les fantasmes qu’ils véhiculent que l’élève qui n’a rien trouvé d’autre comme explication à la claudication de la prof qu’elle s’était fait enculer violamment au point de boiter. Toute une idéologie sexiste et une vision dépravée de la sexualité dans cette appréciation.
La sodomie est une obsession pour nombre de mecs et chez les gays, celui qui se fait mettre est dit passif et pour certains c’est tellement difficile de se soumettre qu’ils prennent du GHB pour faire plaisir à leur pote (témoignage direct).
La sodomie est une insulte courante : « encul. », « va te faire foutre », va te faire mettre« , »fais toi enc. à sec avec du gravier« , »bande d’enc.« ; le geste de l’index pointé vers le ciel, etc.
Traiter quelqu’un »d’enc.« est la pire et la plus commune des insultes largement pratiquée par des millions de français plusieurs fois par jour.
Dans le contexte de la classe, dire que la prof a du se faire enc. dénote un manque de respect pour la pédagogue, un manque de respect pour la femme (sexisme) et, surtout une absence totale de compassion pour la souffrance d’autrui.
Une personne qui boite a évidemment un problème sérieux : un handicap, une maladie et a éventuellement été victime d’un accident ou d’une agression. Une personne bienveillante aurait demandé à la boiteuse si elle avait besoin d’aide et, au minimum, aurait été plus calme, plus atttentif pour ne pas compliquer son travail d’enseignante.
Nous savons depuis longtemps que les élèves, souvent soutenus par leurs parents, ne respectent pas les profs, en particulier les femmes, que les agressions physiques, verbales, matérielles (crevaison des pneus ou tags, rayures de bagnoles, sont monnaie courante. Sans compter les videos slapping qui circulent sur le net.
S’il est vrai que beaucoup de profs ont une formation insuffisante pour maitriser une classe, l’école est la chambre de résonnance de tous les problèmes sociétaux et c’est le prof qui en fait les frais.
Les responsables d’établissement ont la trouille car ni l’académie, ni la police ne peut les protéger contre les menaces qui leur pendent au dessus de la tête dans un contexte de violence, d’incivilité, de rebellion, de mépris généralisés. Il y a eu suffisamment d’agressions physiques au couteau, et mort d’hommes, pour terroriser les proviseurs et autres.
Le problème de l’école est celui de la société tout entière qui se délite, se fragmente, perd ses valeurs et ne sait plus »vivre ensemble".
Pour moi, la solution est dans l’exemple : attitude exemplaire des responsables politiques, des autorités intellectuelles, des chefs d’entreprise, des sportifs et des artistes. Je sais, c’est une solution très ambitieuse mais je ne la crois pas utopique, il suffit de le vouloir.