Madame Nora Berra nous apprend que l’amour des cathédrales procède d’une vision « passéiste » de l’identité française, mais elle n’oserait pas proclamer publiquement en Algérie que l’amour des mosquées procède d’une vision passéiste de l’identité nationale du pays de ses ancêtres.
Car Madame Berra est courageuse, mais pas téméraire.
Et que dire de cette vision désespérément « passéiste » de l’identité française que révèle l’amour du « Requiem » de Berlioz, ou du « Génie du Christianisme » de Chateaubriand ?
Et que dire de ses pauvres Européens qui, pas plus que les Français, ne sont les vrais compatriotes de Madame Berra, et qui aiment écouter le « Messie » de Haendel, ou les « Messes » de Jean-Sébastien Bach ?
Et La « Chartreuse » de Parme ? Les « Pensées » jansénistes de Pascal ?
Le « Requiem » de Mozart ?
Le Passé, « passéiste » par définition, Chrétien de l’Europe est notre héritage, il fait que nous aimons les Cathédrales et que nous n’aimons pas les Mosquées.
Il fait que Madame Nora Berra ne peut faire autrement que de constater qu’elle est différente de nous, plus étrangère encore que nous ne l’aurions pensé si elle n’avait pas oublier de tourner sa langue dans sa bouche avant de l’ouvrir, et plus étrangère qu’elle ne le pensait elle même sans doute.
Que Madame Berra se rassure pourtant, car elle est toujours titulaire d’un passeport Algérien, puisque le pays de naissance de son père ne reconnait pas le droit du sol et ne reconnait que le droit du sang.
Tout ce que cette nouvelle affaire nous révèle, finalement, est que Madame Nora Berra est musulmane, car jamais une immigrée Vietnamienne n’aurait pu faire pareille déclaration au sujet des Cathédrales, qui remplacent curieusement les Temples Bouddhistes, dans son pays d’adoption.
Ce n’est qu’une confirmation.