Contrairement aux idées reçues véhiculées par moult néophytes et islamophobes, le système d’héritage islamique représente l’un des meilleurs modèles de transmission du patrimoine entre générations, et l’un des plus équitables jamais imaginés par l’homme, puisqu’il n’est pas d’inspiration humaine.
En effet, son équité se manifeste à différents niveaux :
- 1. il s’est soucié d’accorder à la femme un droit systématique à l’héritage, contrairement aux modèles judaïque et chrétien ;
2. la fille, l’épouse, la mère et la soeur accèdent toutes les quatre systématiquement à l’héritage, contrairement aux modèles judaïque, chrétien et laïc (qui est par essence très discrétionnaire) ;
3. la femme et l’homme y jouissent d’une égalité relative, contrairement aux modèles judaïque et chrétien ;
4. la femme y est favorisée par rapport à l’homme, puisque ce dernier est astreint à des responsabilités financières plus lourdes alors qu’il a une part moindre à celles qui lui échoient dans les modèles judaïque et chrétien ;
5. la femme reste souveraine de son patrimoine financier, ce qui la rend relativement moins dépendante face aux incidents de la vie, contrairement aux modèles judaïque et chrétien ;
6. ledit système n’est pas du tout machiste, contrairement aux modèles judaïque et chrétien, qui le sont notoirement ;
7. le patrimoine du défunt est réparti avec largesse et en toute bonne mesure : la répartition y tient compte de différentes considérations humaines, sociales et familiales, tout en se souciant de limiter la concentration de la richesse entre les mains d’une petite poignée d’héritiers, et ce contrairement aux modèles judaïque, chrétien et laïc ;
8. l’individu ne peut déchoir par voie testamentaire aucun de ses héritiers potentiels, contrairement au modèle laïque (ou chrétien, qui a étendu l’excommunication à l’héritage, sic) ;
9. l’individu peut faire acte de charité même après sa mort, en léguant à des tiers une partie de son patrimoine, par voie testamentaire, contrairement au modèle judaïque et chrétien (si nous devrions nous nous limiter qu’aux seules écritures saintes) ;
10. l’individu ne peut léser volontairement ses héritiers potentiels, puisqu’il ne peut léguer que le tiers au maximum de son patrimoine, contrairement au modèle laïque (où l’on a vu plusieurs fois des tiers [voire des animaux] hériter (totalement) du défunt, au détriment de la proche famille) ;
11. le défunt ne peut aucunement influer sur la donne selon laquelle son patrimoine sera partagé entre ses héritiers : les droits de chaque parent à l’héritage sont fixés par le Coran selon des proportions figées, très particulières, qui varient et s’articulent en s’adaptant à chaque configuration selon les trois critères propres à la philosophie de l’héritage dans l’Islam (étudiés en haut) ;
12. un tel système n’est pas du tout discrétionnaire, comme nous l’avons vu in sus ; contrairement au système laïc. Même s’il l’aurait souhaité, le défunt ne peut y favoriser aucun de ses héritiers légaux, en léguant à l’un d’eux une part supplémentaire à la part légale lui revenant (puisque seuls les héritiers non légaux peuvent être couchés sur le testament) (rappelons le encore : l’individu ne peut léguer que le tiers de son patrimoine au maximum) ; dès lors, la mémoire du défunt ne peut être flétrie par aucun ressentiment personnel à l’issue du partage de l’héritage ;
13. un tel système préserve la solidarité de la famille au sein de la même génération, et de génération en génération, contrairement aux modèles judaïque, chrétien, et laïc (où les familles se désagrègent très vite, à cause d’affaires pécuniaires, des fois avant la mort même des sujets concernés / il n’est pas rare d’y observer certains utiliser le droit à l’héritage comme moyen de pression sur leur propre entourage, voire même d’assister à des affaires de meurtres et/ou de falsification de testaments) ;
14. globalement, un tel modèle est plus à même de garantir une plus grande solidarité sociale que tout autre modèle.
Considérons le système laïc. Imaginons qu’une personne ait prévu d’accorder une part égale à chacun de ses héritiers, rien ne saura lui garantir que sa famille se maintiendra solidaire après son départ de ce monde : chaque individu se sentira très libéré, car ayant reçu une seule et même part, égale à celles de ses proches, vis à vis desquels il ne s’estimera désormais redevable de quelconque devoir financier. Le soucis de tout un chacun sera dès lors celui de maximiser son propre profit personnel, sans concessions.
Dans le modèle islamique, la responsabilité et l’interdépendance (solidarité) sociale y sont ancrées de façon presque structurelle : la soeur reste rattachée à son frère et vice versa, la mère vis à vis de ses enfants, et les enfants vis à vis de leurs père, et vice versa... Cela transcende même les générations, vu que les grands-parents eux aussi y gardent un rôle fédérateur très très important ;15. il fut d’ailleurs le premier vrai système de sécurité sociale qui s’est soucié de la femme (et de la famille dans son grand ensemble) [si l’on y rajoute - entre autres - la spécificité du droit de propriété dont jouit la femme, et l’obligation de dépense à laquelle l’homme est assujetti] ;
16. ce système de sécurité sociale dure depuis voilà 1400 ans grâce à tous ses (ces multiples) avantages, et peut résister fermement aux épreuves du temps, accompagnant toutes les révolutions sociales ;
17. les modèles chrétien et judaïque en matière d’héritage devinrent archaïques. Ils ne durent laisser place au modèle laïc (plus libre) que vers le début du 20ième siècle, qu’une fois que les sociétés occidentales se libérèrent du joug de l’Eglise (sous l’influence du progrès culturel et scientifique, et de l’athéisme), et qu’une fois que les juifs de leur côté se sont sécularisés (respectant de moins en moins la Torah et ses mitzvoth) ;
18. en occident, la liberté du modèle laïc constitue son propre talent d’Achille, de même que le fut l’aspect discriminatoire et machiste dans le modèle judaïque et chrétien ; les injustices et les éclatements qu’il génère sont plus désastreux au niveau des familles, et de surcroît chez celles qui ne préservent plus aucune attache avec la religion ;
19. les différentes formes de sécurité sociales occidentales (couverture médicale, systèmes de retraite, assurances vie) peuvent être améliorées et greffées au système de sécurité sociale islamique (sans s’y substituer), cela ne saura que davantage consolider le modèle musulman, et raffermir les liens de la société musulmane.
Le
système de sécurité sociale islamique (en matière d’héritage) ressort largement
au sommet du podium devant les trois modèles dits : judaïque, chrétien et laïc. 
Signé : Paradisial
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