Bonjour à l’équipe d’Agoravox et merci pour ces infos et cette initiative.
Je ne voterai pas au sondage proposé car la question est trop fermée. Mais je ferai, comme d’autres intervenants, des commentaires constructifs sur ce forum.
- Je ne suis pas favorable à la délégation entière et totale de la modération à l’auteur.
- Je suis favorable à une modération renforcée et sur mesure pour les rédacteurs.
Modération renforcée : Parce que je pense que l’incivilité ne se limite pas à la notion - très permissive - d’Agoravox. Pour moi, l’incivilité s’étend aussi à certains comportements répétitifs comme le pourrissement d’un forum au moyen de nombreux commentaires inutiles et sans rapport avec le thème de l’article. Une série de commentaires à la limite de l’incivilité est tolérée et pourtant elle pollue autant qu’un commentaire isolé et excessif. Le poison n’en est que plus lent. Certains avatars sont impropres au débat respectueux : comment peut-on prétendre qu’un doigt d’honneur bien tendu engage à la discussion ?
Proposition : un effort sur les comportements répétitifs et nocifs et sur les avatars.
Modération « sur mesure » : Parce que le signalement d’abus est standard et donc inapproprié à la personnalité de l’auteur ou à la spécificité du sujet traité. On sait par exemple que certains sujets ou certains rédacteurs vont être des cibles privilégiées : un rédacteur de l’UMP, par exemple, ou un rédacteur exprimant un point de vue très minoritaire...Dans ces cas-là, la barre de la civilité devrait être rehaussée. D’autre part, outre les cas légaux (racisme, diffamation...), les attaques personnelles contre l’auteur sont parfois excessives et constituent des atteintes non tolérables. Des exemples ? Mise en cause de sa compétence ou de son talent (sans argumenter ni apporter des faits sérieux à l’appui), évocation de sa famille, de sa sexualité, affirmations gratuites sur son appartenance politique, ses convictions religieuses, etc. Sur ces points-là, je trouve Agoravox un peu mou.
Proposition : Une modération personnalisée, « sur mesure », négociée entre l’auteur et la modération (par un système de cases à cocher ?) avant la publication. Par exemple, l’auteur demande à avoir la main a posteriori sur les commentaires qui porteraient sur ses convictions religieuses, sur sa famille...Il bénéficierait pour cela d’une fonction « signalement d’abus » spécifique mais la modération se réserverait le droit de ne pas lui donner tout le pouvoir demandé et de ne pas donner suite à des censures de commentaires si l’auteur abuse du système.
Conclusion : Une modération entièrement déléguée aux rédacteurs entraînerait des dérives. Ou, au mieux des traitements très disparates dues à une modération hyper subjective.