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Gonzague 25 janvier 2010 16:49
Gonzague

Il fut un temps où, baigné d’éducation religieuse, je tentais de saisir l’évolution de l’église dont j’étais naturellement membre, à savoir la Catholique. Que n’ai-je pas lu sur Saint Augustin, Saint Jean Chrysosthome, je lisais sur Ignace d’Antioche, m’interressais aux disputes du concile de Nicée, de Rimini ou encore de Constantinople, afin de percevoir les grands traits des prémisses de la foi que mes parents m’imposaient sans contraintes cependant.
Je suis aujourd’hui athée, farouchement opposé à tous les monothéismes. J’ai néanmoins gardé en mémoire ce qui me fut enseigné, et, malgré mon athéisme évident, je suis heureux d’avoir pu savourer cette éducation, car elle a forgé, entre autres, mon caractère, et mes convictions actuelles sont le fruit de cette période tout aussi première que charnière.

Et quand je vois les querelles incessantes sur les quenelles avenantes, quand je vois que le culinaire prend le pas sur le spirituel et l’intellect, j’en arrive à me demander si le peu que la religion et son étude m’a donné ne relève pas, somme toute, de la bêtise et l’inutilité les plus totales. La théologie, c’est pour les boeufs. La vérité est, j’ai de plus en plus tendance à le croire, entre le jarret et le Sidi Brahim.

J’espère être clair.



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